Le populisme est indissociable de la corruption.

Publié le par Asse42

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On a vite fait de cataloguer ceux qui dénoncent le système politique comme étant des populistes. Et comme on amalgame le populisme à l'extrêm-droite on voit bien comment on essaye de disqualifier toute tentative de dénonciation du sytème politique. Ségolène Royal qui a osé s'est vu vite qualifiée de populiste faisant le jeu de l'extrême-droite. D'ailleurs Marine le Pen n'a pu qu'approuver ces propos. Pourtant cela semble de bon sens que de dénoncer ce sytéme corrompu non?


Le problème c'est que ce système corrompu ne date pas d'hier et que tous les politiques en ont croqué à un moment ou un autre car la corruption est inhérente à la construction de notre société basée sur l'argent. L'argent étant indispensable pour construire un projet il est normal de récompenser celui, ou celle , qui vous aide à le mettre en place d'une façon ou d'une autre. Dans ce domaine il n'y a pas de petits cadeaux.

Alors la corruption est à grande échelle plus on se rapproche du sommet de la pyramide. C'est normal. Lorsque l'on est en concurrence pour l'attribution d'un projet d'envergure national on y met le prix! C'est humain et c'est impossible à éradiquer dans notre système de valeurs.


Certains politiques semblent y résister plus que d'autres. Pour beaucoup c'est parce qu'ils ne sont pas au pouvoir donc ils peuvent critiquer, et les rares sont les personnalités ayant un casier vierge en la matière surtout à un haut niveau. Ceux-là, comme Ségolène Royal, peuvent l'ouvrir parce qu'ils savent qu'ils ne risquent pas le retour du boomerang. La seule défense des corrompus est donc de la qualifier de populiste.

Le populisme c'est de critiquer les élites et d'en appeler au peuple. Il existe de multiples raisons d'être populiste dans nos sociétés lorsque l'on voit comment les politiques mises en place par nos gouvernants vont TOUTES dans le sens d'une plus grande rentabilité pour les entreprises avant la prise en compte du bien-être du peuple.


Pour inverser le rapport de force il faudrait changer radicalement les instruments de notre démocratie pour couper le cordon entre les politiques et les lobbys de toute sorte. Est-ce faisable? Est-ce même envisageable dans un monde où l'argent est la condition sine qua non de la mise en place d'un projet? C'est là toute la question. Si on se revendique du côté du populisme alors il faut couper les liens avec toutes les puissances qui dirigent le monde, changer de système de valeurs, pour construire une société HUMAINE.

Ségolène Royal, comme d'autres, a le mérite de proposer un avancement démocratique avec la mise en place d'une démocratie citoyenne agissant comme un contre-pouvoir. Mais on voit bien que ce n'est pas suffisant et que ce sera long à mettre en place. Et, pire, ce sera impossible tellement le système profite à tous les pouvoirs quels que soient leur provenance politique.



Alors il nous reste quoi à nous le peuple? La révolution? En tout cas on peut dire que nos gouvernants s'y préparent et qu'ils s'arment contre ça! On pourrait déjà commencer à améliorer les contre-pouvoirs pour tenter de les rendre plus indépendants, instaurer une démocratie citoyenne pour prendre en compte les avis citoyens. On peut faire progresser pas à pas notre société mais cela ne résoudra pas, bien sûr, le problème de la corruption. Et il y aura toujours des "populistes" pour la dénoncer. Cela ne semble pas prêt de changer parce que l'un ne va pas sans l'autre et est inhérent à notre société. C'est la théorie du Yin et du Yang, du bien et du mal, de satan et de Dieu...

 

Voilà un parfait exemple de populisme. Qui peut dire qu'il a tort?

 

 

Publié dans Politique

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