Ségolène Royal, une vision Gaulliste de la politique.

Publié le par Asse42

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En rassemblant le Modem au premier tour
lors des élections régionales 2010, Ségolène Royal a bousculé l'ordre établi par les partis et choisie de défendre l'intérêt général des citoyens. Cette vision de ce que doit être la politique s'applique très bien à celle qu'avait la général de Gaulle pour le pays. Il se voulait au-dessus des élites et des partis qui, selon lui, dévoyait les valeurs de la république française. Il avait une haute idée de la grandeur de la France, et la faisait passer avant même son intérêt personnel. N'hésitant pas lorsqu'il le fallait à mettre son avenir personnel en jeu. Avec panache et dignité. Déjà en multipliant les référendums il avait le soucis de parler directement au peuple. Sans intermédiaire qui perturbe le message et le détourne à son profit. On ne compte plus les discours publics, ni les interventions TV du génèral de Gaulle qui montre son soucis constant de se faire entendre, et comprendre, des français.

Ségolène Royal fait exactement la même chose depuis son investiture, notamment en promouvant la démocratie participative, ce qui agace, pour ne pas dire plus, prodigieusement l'appareil du parti socialiste qui n'entend pas se faire déborder par une volonté militante et citoyenne. Elle a parfaitement compris qu'elle ne pourrait pas attendre que le parti se rénove vraiment pour agir. Un appareil c'est lourd à gérer et c'est donc long à bouger. Il doit prendre en compte toutes les sensibilités pour imposer une idée générale. Mais ces sensibilités sont polluées par trop d'ambitions individuelles pour croire qu'elles pourraient avancer plus rapidement. On a bien vu à Reims lorsqu'elle a appelé à un pacte républicain pour défendre nos acquis sociaux et pour construire ensemble l'avenir qu'elle était dans la vision historique du pays pour l'avenir, mais en butte au conservatisme frileux du parti socialiste:




Cette volonté d'aller au-delà des partis et d'éviter de s'enfermer dans une case est aussi une constante de Ségolène Royal et se retrouve bien finalement dans cette enquête du CEVIPOF qui dit que les français ne se retrouvent plus sur le clivage gauche-droite. Ils attendent de leur politique des mesures concrètes et peu leur importe à quelle idéologie elles appartiennent. C'est un tournant historique très important politiquement car il va dans le sens de l'histoire humaine qui ira vers plus de solidarité et d'intelligence collective. Autrement ce sera l'auto-destruction.




Bien sûr on peut trouver ensuite des différences de fond entre le général et Ségolène Royal. Nous ne sommes pas à la même époque d'abord. Elle est moins souverainiste, moins guerrière dans l'esprit tout en ayant une volonté farouche de défendre une vision républicaine de notre pays.
C'est en cela qu'elle ne se retrouve pas toute seule et qu'elle peut concevoir de construire un rassemblement républicain au-delà de la gauche. Pour Ségolène Royal ce qui compte ce n'est pas l'idéologie, ce sont les valeurs, leur utilisation et les mesures concrètes pour les citoyens. Ce qui donne l'impression parfois qu'elle avance contre son parti. En fait elle avance sans être prisonnière de son appareil. Ce qui est différent. Car elle ne dissout pas le socialisme, bien au contraire, elle lui redonne toute sa grandeur républicaine seule manière pour lui d'envisager de revenir au pouvoir national. Pour se faire il faudra donc bien concevoir une large alliance sur des valeurs claires comme l'aspiration républicaine. Elle le fait dans sa région. Elle montre que c'est possible et c'est la première brèche ouverte dans les conservatismes d'appareil, traçant ainsi le chemin d'avenir pour les citoyens. Un chemin d'avenir qui peut se transformer en voie Royal.

Les informations connexes à ce billet sont dans ce Pearltrees:SR,une vision Gaulliste de la politique  

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