Ségolène Royal et le rassemblement par la preuve.

Publié le par Asse42





C'était donc là l'affaire de Dijon: construire le rassemblement des progressistes. Le construire si possible sur le fond, sur la volonté commune de travailler ensemble. Il a semblé aussi que cette construction était l'otage d'un leadership assumé de gauche, socialiste et au sein même d'espoir à Gauche. Car, pour ne pas être hypocrite, ce rassemblement de Dijon s'est fait sur les moyens matériels et humains d'EAG. En conséquence il paraissait normal qu'une de ses figures éminentes, dont on avait regretté l'absence de Marseille, soit présente à Dijon. Non pour travailler sur le fond mais pour participer, écouter, vivre auprès des militants.
Or la réaction de Peillon montre au contraire que ce leadership était une affaire vitale pour lui et qu'il n'acceptait pas de se voir contrarier. Mais il aurait pu le faire remarquer avec élégance, il a choisi la voie outrancière du bashing et de l'inélégance. Il en payera le prix.

Car entendons-nous bien, cette construction que l'on a surnommé l'alliance arc-en-ciel ne date pas de cette année et n'est pas l'oeuvre de Vincent Peillon. Non. Le leader politique qui était en première ligne pour défendre cette vision politique et qui a donc pris les coups de ses camarades c'était bien Ségolène Royal. Et de plus elle l'avait fait à visage découvert et en transparence par le biais d'un débat avec Bayrou entre les deux tours qui est resté dans les mémoires. Autrement dit l'idée était présente, il fallait maintenant prendre le temps de se rapprocher sur des idées, des valeurs communes. C'est ce à quoi était destiné Espoir à Gauche.
Ségolène Royal n'a pas à participer à toutes les réunions pour en être un membre éminent! D'autant plus qu'étant une présidentiable ses prises de parole, ses actions, ses rencontres sont décortiquées par ses adversaires. Elle ne peut pas être totalement libre de ses mouvements comme peut l'être Peillon ou Valls.

En tout cas je me rappelle que celle qui s'est fait siffler à Reims, celle qui a assumée publiquement la vision d'une alliance arc-en-ciel rappelant le front populaire pour en faire plus largement un front républicain, c'était Ségolène Royal. Elle est donc légitime à poursuivre ce chemin auprès d'EAG. Peillon n'en n'a ni l'exclusive ni la paternité.


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