Ségolène Royal attend des excuses de Peillon.

Publié le par Asse42




C'est le message envoyé via son interview dans le Nouvel-Obs du jour. Dans la polémique violente l'ayant opposée à Vincent Peillon il est quand même bon de préciser que celui qui a insulté, pété un plomb et sombré dans le caniveau comme on dit, est bien Vincent Peillon. Ségolène Royal a su quant à elle rester debout dignement sous la mitraille. Les torts dans cette polémique sont donc clairement identifiés sur la forme.

Sur le fond Ségolène Royal fait donc la même analyse que nous en allant même encore plus loin puisqu'elle soupçonne l'entourage de Peillon d'avoir lancer l'alerte médiatique comme quoi elle était dorénavant seule et que tout le monde la lâchait. Si c'est exact on peut se demander sur quoi s'appuie donc la direction d'EAG, mise collectivement en place, pour l'affirmer. Peut-on dire que leur travail de nettoyage interne est en bonne place et que les vrais ségolènistes sont minutieusement écartés des places de responsabilité en interne et notamment pour les désignations régionales? Peut-on dire que les mandataires désignés de la motion E roulent pour Peillon? C'est ce qui se passe en tout cas à Marseille où l'on voit un vrai soutien pour Peillon. Ce qui explique aussi le recul de Guerini dans son soutien à Royal. Mais pourquoi? Sur quels critères les marseillais et autres pensent que Peillon a plus d'avenir que Royal? Et où? Pour le parti socialiste ou au niveau national?

Franchement je ne pense pas que Vincent Peillon ait un avenir comme candidat à la présidentielle. Pour réussir l'alchimie il faut un vrai charisme populaire et ce n'est pas son cas. D'ailleurs la polémique permettant de visualiser son vrai visage n'est pas rassurante non plus à cet égard.
Alors il reste la candidature comme prochain chef du PS. C'est ce que tout le monde semble jouer à ses côtés. La direction socialiste elle-même ne verrait pas d'un mauvais oeil un homme d'appareil accéder aux responsabilités. Qui dit homme d'appareil dit homme d'accommodement capable de trouver des qualités à tout le monde et sûrement capable aussi d'être impitoyable pour débarrasser le parti des gêneurs, et dans ce cas l'ennemi sera clairement identifié: Désirs d'avenir.

Cette association mi en dedans, mi en dehors du PS est une verrue pour l'appareil du parti. Elle intrigue et elle irrite. Mine de rien c'est la plus grosse association interne socialiste et elle est disséminée sur l'ensemble du territoire donc susceptible d'être une base militante pour Ségolène Royal en cas de candidature.  L'appareil étant maintenant verrouillé il ne reste plus que DA. Dans ce contexte peut-on envisager un deal avec Vincent Peillon pour expurger DA et les ségolènistes d'EAG pour éviter qu'ils puissent servir ensuite de relais en interne en cas de primaires? On peut tout envisager en politique et au parti socialiste. Ce qui permettrait d'expliquer les répliques virulentes et grossières d'un Vincent Peillon pris la main dans le sac et ne s'attendant pas à ce que Ségolène Royal ait le courage, le culot, de venir à Dijon pour lui contester le leadership du Rassemblement.

Alors des excuses? On ne peut y croire de la part de Vincent Peillon mais un bon résultat régional de Ségolène Royal lui permettrait de se réinstaller confortablement en tant que leader pour les primaires socialistes et gageons que quelques édiles d'EAG reviendrait à de meilleurs sentiments à son égard.

Publié dans Ségolène Royal

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Sophia Ammad 27/11/2009 13:52


Son coup de com était mauvais comme la plupart de ceux qu'elle utilise. Elle devrait réfléchir avant de s'auto détruire et se demander pouquoi Peillon comme beaucoup d'autres est lassé de son
attitude. Elle n'est pas une star de cinéma mais un personnage politique qui doit être exemplaire surtout quant il s'agit des libertés. Sa venue n'était pas souhaitée à Dijon, elle aurait du
respecter ce choix et ne pas déclencher une énième polémique interne. Communiquer c'est bien mais le faire à bon escient c'est mieux...


Asse42 27/11/2009 00:53


Sophia Ammad

Remettons les choses à l'endroit. SR a été obligée de réagir vivement parce qu'en face c'était dur aussi. VP mettait la main sur le courant sans aucune concertation et d'autorité. Elle a donc réagi
d'autorité tout en sachant très bien que ce n'était pas opérationnelle. C'est un coup de communication à usage interne au sein du courant. Un signal envoyé comme quoi elle n'avait pas l'intention
de se laisser démettre d'EAG. L'important c'est la consultation à venir auprès des militants après les régionales si il faut en passer par là.

Donc pour résumer elle a fait un coup de com politique et c'était indispensable pour reprendre la main.
Voyons la suite...


Sophia Ammad 27/11/2009 00:08


Tu sembles oublier que rien ne serait arrivé si SR n'avait pas voulu jouer à la première secrétaire qu'elle n'est toujours pas. Expulser Peillon tel qu'elle l'a fait, en le démissionnant, n'est pas
très démocratique ni exemplaire pour quelqu'un qui se voudrait un leader. Si madame n'est pas contente, elle licencie sans préavis et en toute illégalité. C'est cela le socialisme de Ségolène ? Ca
relève plutôt d'une dictature ou d'un profond mépris des droits sociaux...