Le parti solferinesque contre le parti socialiste.

Publié le par Asse42

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Ça y est le politburo solferinesque décide de passer à l'offensive
au mépris des réalités locales et de ce que vivent les militants socialistes sur le terrain. L'oukaze est donc tombé par le commissaire politique Bartolone: " Les Socialistes sur la liste Frêche se sont exclus d'eux-mêmes". Même pas le courage d'annoncer qu'il va exclure, non, il dit qu'ils se sont exclus d'eux-mêmes. Autrement dit c'est de LEUR faute car ils n'ont pas respecté l'oukase solferinesque.

Il commence à sentir le roussi ce parti solferinesque qui délite les valeurs socialistes pour cause de magouilles politiciennes en vue de 2012.  Car voyez-vous ceux qui lancent l'oukaze à une fédération du parti socialiste qui a élu ses représentants démocratiquement jusqu'à preuve du contraire, ce sont ceux qui ont commencé à utiliser l'appareil à leur propre profit au mépris, déjà, du vote des militants.
Bartolone c'est le lieutenant de Fabius, et ils ne se sont pas gênés tous les deux pour faire campagne contre leur propre parti lors du vote sur le traité européen en 2005. Les militants socialistes s'étaient prononcés pour le traité à 60%. Fabius, Bartolone ont décidé de faire fi et de mener leur barque seuls, quitte à diviser encore plus le parti. Et on le sait la fracture entre le Oui et le Non au sein du parti sera béante jusqu'à ce que Ségolène Royal parvienne à les réconcilier et remporte ainsi la mise en 2006. Fabius ne récoltant que 20%, après avoir demander à ce que son score soit rehaussé pour ne pas être trop ridicule, et DSK fera 20%. Ces deux branches du PS opposées ne portant pas la même vision sur l'Europe, ni a-priori sur beaucoup de choses, n'ont pas réussi à dépasser leur camp pour convaincre. L'art du compromis fût fait par Ségolène Royal. Elle avait donc rassemblé son camp contre deux courants diviseurs.

Mais ces courants diviseurs battus se sont rendus compte qu'ils ne seraient pas assez puissant isolés pour faire barrage à Ségolène Royal. Ils se sont donc mis d'accord ensemble pour faire monter Aubry en première ligne, tout en ralliant la gauche du parti. Cet attelage hétéroclite va être obligé d'employer les grands moyens pour gagner puisqu'ils ont du faire pression sur Delanoë, par l'intermédiaire de Jospin, et compter sur la pusillanimité d'Hollande alors garant de l'appareil socialiste. Tout cela n'aurait pas suffi pour gagner face à Royal si la fraude n'avait pas été industrialisée pour assurer la victoire. Ils ont donc gagné encore une fois contre les militants.
Depuis ce politburo monté de toutes pièces fait pression sur l'entourage de Royal pour le soudoyer ou pour le neutraliser. On se souvient tous de l'épisode Peillon qui montre qu'il était capable d'être aussi malfaisant que les autres lorsqu'il le voulait. On se souvient de la reprises des thèmes et des idées développées par l'équipe Royal pendant le congrès sans y associer Ségolène Royal. Et maintenant l'affaire Frêche qui est dans la continuité de la volonté par Solferino de mettre la main sur le dernière fédération qui lui était hostile. Les Bouches-du-Rhône ayant rejoint le camp du pouvoir. Il ne reste plus que Frêche qui pourrait poser problème.

Le parti solferinesque est donc dans une logique de destruction massive des valeurs socialistes en montrant qu'il passe outre le vote militant pour défendre ses propres intérêts. Ayant encore à l'esprit l'idée de maîtriser totalement les baronnies locales pour permettre à Aubry, voire DSK, d'être désignée à coup sûr candidate pour la présidentielle 2012. L'épreuve de force est donc entamée sans véritablement suivre une logique puisqu'il devrait y avoir des primaires paraît-il? Des primaires ouvertes à tous les sympathisants de gauche non? Cette attaque solferinesque montre que soit il n'est pas en phase avec le futur, soit il se sait assez fort pour le mener à sa guise.
Il faudra que les militants se lévent pour lui faire barrage et défendre les valeurs socialistes indispensables à la victoire en 2012.


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 Le parti solferinesque contre le PS.  

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Boris Krapula 23/02/2010 16:31


Pour ce qui est de Dijon, peu importe dans quel cadre ça se situait, mais Peillon était en train de faire travailler (bien avant Dijon) des gens allant de Robert Hue à Marielle de Sarnez.
Personnellement, je trouve que c'est un non-sens, mais la démarche était sincère et constructive. Royal a bousillé six mois de travail de son ex-ami Peillon en débarquant avec ses gros sabots.
C'est cela que je trouve navrant. Tu affirmes que le courant n'est pas la propriété de Peillon, je te répondrai que ce n'est pas non plus celle de Royal, et que les militants d'EAG (qui lui sont si
"dévoués") ne l'avaient pas attendu pour bosser sur quelque chose de concret.


Boris Krapula 23/02/2010 14:21


C'est tout simplement consternant, cette propension qu'on les adeptes de S. Royal à sombrer dans le complotisme et l'autoflagellation. Que les institutions du PS aient entubé Mme Royal, c'est un
fait, on ne revient pas là-dessus. Est-ce une raison pour fermer les yeux sur tout le mal qu'a causé Marie-Ségolène Royal à l'image du PS, notamment avec l'épisode très douloureux de sa prise de
tête avec Vincent Peillon, qui me reste en travers de la gorge. Voilà quand même un cas d'école où M. Peillon prétendait faire travailler plusieurs formations ensemble, dans des débats de fonds,
non parasités par des questions de présidentiables. Mme Royal ne digère pas que cela se passe sans elle, s'invite, et on ne parle plus que de "l'énième bisbille entre socialistes". Si ça, ce n'est
pas un gâchis monstrueux... et les exemples sont nombreux où l'ex-candidate, sous couvert de sa "liberté" et de son "indépendance" n'en fait qu'à sa tête, quelles que soient les conséquences pour
son parti. Si elle ose la candidature indépendante en 2012, nous saurons alors qu'elle ne sert qu'un jeu : le sien. Et celui de la droite, par extension.
Respectueusement,

Boris Krapula.


Asse42 23/02/2010 14:31


Boris

Si on te lit bien alors Dijon n'était pas une affaire socialiste mais de rassemblement? Oui? Donc déjà ton argument en prend un coup.
Mais en fait c'était un rassemblement socialiste d'EAG que Peillon a voulu maquillé en Rassemblement. Bien mal lui en a pris. Le courant EAG ne lui appartient pas et est toujours fidéle à Ségolène
Royal.
Enfin merci de confirmer qu'on a volé Ségolène Royal à Reims. Pour vous c'est peut-être peu mais pour nous c'est indépassable. Ce n'aurait pas été le même PS ni le même avenir.


Tom- 23/02/2010 02:40


Les royal-canins qui soutiennent le raciste démago Frêche au lieu de se préoccuper de Français. Je ne m'étonne plus de rien.


Asse42 23/02/2010 13:43


D'abord Frêche n'est pas raciste et ensuite on va s'occuper des français. Mais pour l'instant on se concentre sur les picto-charentais


Espérance GIRAL 17/02/2010 01:09


Ah! quand même! je commençais à métonner d'un si long silence!
Normal que Ségolène ne s'abime pas en polémiques viles et avilissantes pour celle qui a failli être chef d'Etat, si Solferino et les éléphants n'avaient préféré enclencher la machine à
perdre...
Là, il était grand temps de montrer qu'on avait bien lu "Hold-uPS, arnaques et trahisons"... et qu'on ne nous y reprendrait plus!
Allez, courage, jouons collectif et c'est sûr, les militants vont gagner!


Jean-Louis MURAT 16/02/2010 16:46


Malgré la présence d'archi-cumulards dans la plupart des régions sauf Poitou Charentes, je souhaite la victoire du Parti Socialiste. Le parti Solférinésque n'est plus le Parti des socialistes, ils
en sont exclus comme en sont exclus ceux que la "sarkozie" ne veut pas comme "opposants": ceux qui parlent aux Citoyens sincèrement ,avec sens et courage de leurs maux ,de leur combats et de leurs
valeurs. Gagnons pour les gens qui souffrent dans ce pays qui régresse vers le 19ième siècle reprenne espoir et faisont vivre l"Espoir à Gauche avec Ségolène Royal.