L'heure d'une révolution socialiste est venue.

Publié le par Asse42

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La crise financière mondiale qui a explosé devant nos yeux en 2008 n'en finit pas et n'en finira pas de sitôt. Elle est systémique, elle est endémique, au fonctionnement du capitalisme mondial. Ce capitalisme mondial s'est financiarisé à l'excès et a contraint les états nations du monde à régler leur politique sur son desiderata pour accéder à la prospérité...Quelle prospérité? Pour qui? Lorsqu'on regarde ce que devient notre monde, ces sociétés humaines, on se demande jusqu'à quand on va accepter de voir devant nos yeux l'explosion effarante des inégalités. C'est cette explosion qui est au cœur des crises mondiales et cette explosion est inhérente au capitalisme financier.

Lorsque le capitalisme financier dit que pour faire des bénéfices il faut baisser les charges au maximum, lorsqu'il dit que pour accroître la rentabilité des entreprises publiques il faut les privatiser, lorsqu'il dit que le bonheur est dans la spéculation, lorsqu'il dit que la croissance est dans le crédit, lorsqu'il dit enrichissez-vous sans complexes...lorsque ce capitalisme financier véhicule autant d'attaques conscientes et inconscientes contre le fondement même d'une société humaine - son humanité justement - on peut dire que cette conception de la société nous mène droit dans le mur. Et ça peut faire mal. Les peuples composés majoritairement de salariés peuvent aussi en avoir marre de subir à chaque fois le joug, et se révolter contre les injustices qui se creusent.

Cette dérive du capitalisme financier touche frontalement l'Europe et la zone euro plus particulièrement. Bizarrement on nous disait que l'Euro nous protégerait. En fait elle nous prend en otage pour le bénéfice d'un seul pays: l'Allemagne. L'Allemagne qui est dirigé par des néolibéraux conservateurs ultras à la mode Merkel. Un pays qui vient de se faire taper sur les doigts par sa propre constitution car sa politique s'attaque au droit  de vivre dans la dignité de son propre peuple! Depuis des années ce pays, avec la social-démocratie, suit une politique d'inspiration ultralibérale destinée à favoriser ce capitalisme financier: baisse des minimas sociaux, contraintes extrêmes pour les défavorisés, stagnation des salaires, retraite à 67 ans, boucler fiscal et autres joyeusetés. Et ce pays entend que l'Europe suive la même voie. C'est lui qui organise la zone euro et qui lui impose les règles ultralibérales à la mode américaine. La BCE est implantée en Allemagne, où elle est bien surveillée, pour se convertir au seul dogme de la lutte contre l'inflation _ a l'origine de la montée du nazisme dans les années 30 et grande peur allemande savamment entretenue_ En conséquence la BCE a privé les états du pouvoir monétaire en créant la zone euro. Ceux-ci se sont donc mis sous la coupe d'un organisme incontrôlable qui fait la pluie et le beau temps au service du plus puissant: l'Allemagne. C'est cela la vie du capitalisme financier, toujours favoriser les plus riches, les plus forts. Et favoriser au détriment des plus faibles ne lui pose aucun problème éthique, déontologique ou humain. ainsi on peut regarder avec dédain les sacrifices que l'on demande aux peuples grecs, portugais, islandais et bientôt d'autres sans aucune sensibilité. La logique est de rembourser les crédits qu'on a proposé à des taux qui ont varié avec la crise financière! Cette crise a fragilisé les pays qui ont donc du mal à rembourser et qui se voient donc mal notés par leurs assurances etc...Vous connaissez le système c'est le même pour vous.

Face à cette crise financière insoutenable et inhumaine il ne nous reste pas grand chose à faire, nous les peuples citoyens, mais il faudra le faire! On va avoir le choix entre une révolution sanglante, une guerre civile contre la servilité de nos dirigeants à l'égard de ces puissances financières. Ou bien une révolution socialiste. Je n'ai pas dit communiste, j'ai dit socialiste. La vraie , l'humaniste.
Voir comment les gouvernements sociaux-démocrates se soumettent avec autant de vivacité au joug financier tend à prouver que de toutes façons gauche et droite rien ne changera. Et comment dire autre chose? La réaction des gouvernements socialistes est tristement défaitiste pour l'idée de gauche, pour la volonté de voir émerger une société plus humaniste et empêcher ainsi une destruction sanglante. Nous sommes mûrs, j'en suis persuadé, pour une révolution des consciences. Les citoyens ont compris que les révoltes ne menaient pas à grand chose de positif pour eux au final, et cherchent un moyen de lutter efficacement, et démocratiquement, contre ce pouvoir financier. Il y en a qu'un lorsqu'on cherche bien: instaurer un pouvoir citoyen. Il faut changer notre démocratie qui est soumise aux lobbys et qui dérivent de plus en plus loin de nous pour nous empêcher de reprendre la main sur notre vie. C'est ce qu'on appelle la démocratie participative citoyenne, d'autre la démocratie délibérative, mais c'est la seule arme viable à terme pour lutter contre ces injustices. Et il faudra le faire vite et fort!

On comprend mieux maintenant que ce qui s'est joué en 2007 était véritablement au coeur du projet de société humaine d'avenir. Ce débat par personnalité interposée était le bon mais il a été enfumé par des polémiques, et des menteries. Le candidat ultralibéral s'est dissimulé derrière un rideau de fumée bien aidée par une presse elle-même soumise au dogme financier. Ce sera le même problème en 2012. Et déjà on voit cette même presse s'empressée de proposer une autre alternative plus acceptable, plus de gauche que sarkozy. Pourtant DSK, Aubry et autres ne changeront rien à l'affaire comme on le voit avec la réaction des sociaux-démocrates européens.
Non c'est à une véritable révolution qu'on est convié. Une révolution démocratique citoyenne. C'est notre seule et dernière chance de vivre dans un monde meilleur. Cette révolution démocratique citoyenne devra s'accompagner d'un projet socialiste clairement établi bien sûr. Un projet qui soit une vraie rupture avec le dogme financier ,pas seulement une adaptation aux règles existantes.

C'est ce que portait Ségolène Royal en 2007 et c'est ce qui a fait son succés populaire indéniable et ce qui fait que nous croyons encore capble de le faire en 2012. Mais elle devra être offensive, directe et claire dans ses intentions démocratiques. Il faudra une VI ème république, car il faut faire table rase de ces constructions démocratiques dépassées. Et il faudra institutionnaliser la démocratie citoyenne dans le processus de décision publique pour que le peuple ait au moins accés à la vraie information. Celle que l'on s'ingénie à lui cacher. Non le financement des retraites n'est pas un problème! 5 milliards/an on peut les trouver. Il suffit d'arrêter de financer les heures sups aux entreprises pour 6 milliards d'euros/an par exemple. C'est juste une volonté politique. Et pour faire notre révolution socialiste en 2012, pour qu'on puisse encore croire en un changement profond alors il faut que la personnalité socialiste qui porte le projet y croit profondément. Sinon elle ne se fera pas. Jusqu'à aujourd'hui Ségolène Royal est incontournable pour l'avenir. Ca va être à nous citoyens de l'aider, de lui donner de la force et du courage car elle va encore devoir s'attaquer aux puissants qui ne vont lui faire aucun cadeau comme on l'a vu dans le passé. Ne vous laissez pas endormir par des faux espoirs de gauche portés par Aubry ou DSK. La seule chance du socialisme c'est Ségolène Royal.

Publié dans Désordre mondial

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hafrit 06/03/2010 21:42


je serais toi je dirais a ta patronne de dire aux medias de vite sortir d'afghanistan j'ecoutais un audio sur paltalk , ca va cartonner en afghanistan , ca a deja commencer pour des soldats
americians et c'est que le debut Zabihullah Mujahid , pour la revolution pas
besoin , l'empire tombe tout seul et vous tombez avec , j'ai juste a regarder tout ce petit monde gesticuler pour pouvoir garder sa place .


antennerelais 06/03/2010 19:32


Il émane de ton "Jusqu'à aujourd'hui" (5 lignes avant la fin) comme un certain doute. Comme si l'hypothèse que Ségolène ne soit pas la candidate idéale pour battre Sarkozy, pas la
candidate rêvée pour les français (au plan national), n'était pas une hypothèse totalement inenvisageable. Attention car pour "remuer les montagnes", le doute n'est pas permis !