En 2007 la sécurité était une priorité de Ségolène Royal.

Publié le par Asse42

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A voir l'échec patent de la politique de sécurité par Nicolas Sarkozy depuis 2002, à voir la campagne socialiste la dénonçant, on peut rappeler à tout ce monde qu'en 2007 une candidate s'était attaquée frontalement à la sécurité et en avait fait un combat premier de sa future mandature.

 

 


Bien sûr on se rappelle de sa proposition d'encadrement militaire que les démagos de tout bord avait dénoncer sans même prendre le temps d'y réfléchir. Or Ségolène Royal, grâce aussi à sa méthode participative, avait parfaitement pris la mesure du danger que faisait planer l'insécurité sur la cohésion sociale, et donc pour lutter contre il fallait proposer des réponses à chaque fois coordonnées et juste. Lorsque l'on voit maintenant des flics se cacher pour se protéger on se dit qu'il n'y avait rien de choquant dans les propositions de Ségolène Royal. Mais elles demandaient une prise de conscience collective et de mettre fin à la démagogie et au populisme, notamment à gauche, qui consistait à nier l'insécurité et surtout à ne pas en parler parce que ça faisait facho...On voit la réalité aujourd'hui.

Ségolène Royal pour s'attaquer à l'insécurité avait une théorie efficace que je nommerai par: Tout se tient. Oui résoudre l'insécurité n'implique pas de mettre l'armée dans les banlieues ou s'attaquer à des boucs émissaires électoraux. A terme c'est la guerre civile et puis dans un gouvernement qui entend réduire les coûts pour la collectivité ça ferait désordre. Non résoudre l'insécurité c'est prendre en compte l'ampleur du problème dans toute sa dimension: humaine, sociale, environnementale, logement, familial, au travail. Il n'y a pas de violence plus acceptable ici que là.
Mais pour revenir au problème spécifique de la sécurité en banlieue abandonnée par la république, Ségolène Royal apportait les bonnes réponses.  D'abord être ferme avec les caïds bien sûr et pour se faire démanteler les bandes en les divisant tout simplement. A la prise sur le fait on défère au parquet et on envisage tout de suite une possibilité d'encadrement militaire. Plutôt que de construire des internats relais pourquoi ne pas utiliser notre armée à accueillir des délinquants en détresse. Pas les gros caïds mais les durs. Et pourquoi ne pas envisager une sorte de service militaire pendant un temps donné? est-ce si monstrueux que cela? peut-être même que le jeune envisagerait à sa sortie d'en faire son métier. L'objectif n'est pas de le détruire mais de le sortir de son environnement, le confronter à d'autres sous une autorité forte, lui apprendre des règles collectives à respecter, le suivre socialement et psychologiquement s'il le faut, le ramener dans l'environnement scolaire ou lui apprendre un métier. Il existe de multiples possibilités que l'on pourrait utiliser à partir d'une caserne. Pourquoi dans un monde où il faudrait faire des économies ne pas envisager que notre armée républicaine serve aussi à la république civile?

Bien sûr cela ne se limite pas à cela. Il est aussi prévu des internats-relais pour des jeunes délaissés chez eux, des écoles de parents pour rassembler les parents dans une structure associative sociale chargée d'aider à la prise en charge des enfants. Rétablir la police de proximité, les services publics. Remettre des référents sociaux dans les écoles. Bref il existe de multiples moyens d'aider à diminuer l'insécurité si on prend la peine de réfléchir. Mais la caractéristique de notre classe dirigeante de droite comme de gauche, c'est la facilité avec laquelle elle manie la démagogie. Et pire, la facilité qu'elle a, à dénoncer celle qui réfléchit pour eux comme étant populiste. Bande de cons...
Non messieurs dames la droite et la gauche ce n'est pas pareil. Et si vous voulez des vrais infos,des vrais débats, c'est sur le web que vous les trouverez pas à la TV.


Publié dans Ségolène Royal

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francis 29/07/2010 16:49



je trouve dommage que certain commentateur renvoie asse, quand celui-ci se rsque sur le terrain de débats de fond, vers le miroit tacticopolticien de solferino.


"encadrement militaire" pour les jeunes  (pré) délinquants... jene vois pas trop coment empêcher cela de tourner à l'affrontement permanent, sans compter le risque des armes...pas mal de
dangers potentiels et le rapport de force tendu en permanence conduit souvent à des catastrophes...ne recréons pas biribi;


j'aimerais savoir sur quels travaux sociologiques, quelles expériences SR s'est appuyée pour faire, étayer,  cette proposition.


sur la violence, les violences urbaines liées aus phénomènes de bandes, de cités, redisons les sage principe "though on violence, though on violence's factors"...


 


 



Elie Arié 28/07/2010 15:58



Au lieu de refaire toujours l'histoire et le passé, mieux vaut réflécir à l'avenir.


 


On sait que Ségolène Royal a compris qu'elle ne serait jamais présidente, et qu'elle s'est engagée à ne pas se présenter aux primaires contre Aubry ni DSK, dont l'un des deux sera certainement
candidat- alors qu'aucun des deux ne lui a renvoyél'ascenseur et ne s'est engagé à ne pas se présenter contre elle.


 


Elle ne cherche donc plus maintenant qu'à négocier avec eux un poste personnel aussi important que possible: grand bien lui fasse.


La question qui se pose désormais est celle de la façon de larguer la bande de Désirs d' Avenir, devenue désormais bien encombrante, et comment mettre fin à ce gadget pour revenir à la politique
militante et sérieuse.


 


 


 


 



Asse42 28/07/2010 19:11



C'est une analyse qui peut se tenir bien sûr mais à laquelle je ne veux pas croire.