C'est la faute du parti socialiste.

Publié le par Asse42









Ce qui arrive avec le grand déballage de "l'affaire Royal-Peillon" est de la faute du parti socialiste. C'est une faute collective due à l'hypocrisie de ses dirigeants et au refus de désigner un leader. Tout le monde en est d'accord mais aucun ne l'assume.

Lors du congrès de Reims il s'est aussi agit de lutter contre la présidentialisation du parti telle qu'elle semblait se dessiner avec le ticket Ségolène Royal-Vincent Peillon. C'est-à-dire une présidente du PS avec un premier secrétaire chargé de faire vivre et d'organiser le parti socialiste. Certes ce n'était pas clairement dit comme cela mais on aurait débouché sur cette organisation pour le congrès de 2011 en combinant l'élection du premier secrétaire (appelé donc président du PS) et choix de candidature pour 2012. L'un allant naturellement avec l'autre. C'est d'ailleurs ce que dit Hollande et ce que disent tous les autres leaders: Il manque un leadership assumé.





Alors pour contrecarrer cette nécessaire présidentialisation du parti qui permettrait de le mettre en conformité avec les institutions de la république, ce qui paraît urgent!, on a inventé les primaires. Or les primaires ont pour objectif de départager des personnalités. Donc on va avoir droit à des luttes de personnalités jusqu'à l'élection du candidat. CQFD. Comment nier le contraire? On essaye de nous faire croire que l'on peut travailler collectivement mais personne ne travaille collectivement! Personne parce que ce serait se tirer une balle dans le pied. Allez trouver quelqu'un qui va vous dévoiler sa super idée pour résoudre le chômage? Il va attendre tranquillement la primaire pour la porter et la défendre. Normal. Il ne va pas en faire cadeau aux autres. Normal. Comme pour la convention de Moscovici personne ne s'attend à ce qu'on aille donner à un futur candidat aux primaires des pistes d'avenir! Donc comme on le voit bien c'est hypocrite car dans l'organisation du parti socialiste tel qu'il est on ne peut pas travailler collectivement. Pire on se l'interdit.

La seule solution est donc de présidentialiser le parti ce qui aurait pour effet de mettre fin aux courants et autre sous-courant qui minent ce parti. La proportionnelle intégrale permet à tout le monde de revendiquer un bout de victoire et donc pousse à la division. Elle empêche de plus de dégager une majorité sur une orientation politique précise. Tout est fait pour ne pas rendre visible ce parti. Et Reims aura été le summum de ce qu'on pouvait imaginer puisqu'on a assisté à un rassemblement de trois motions hétéroclites pour faire barrage à une personne! Pas à une orientation politique comme on a essayé de nous le faire croire, à une personne! Cela a bazardé et finit de détruire le parti socialiste. depuis il est en mort lente. Il ne tient que parce qu'il est encore puissant localement et que le sarkozysme est une ineptie politique. Pour un peu certains élus socialistes seraient tentés de remercier Sarkozy d'exister... Voilà où en est par la faute de dirigeants qui n'ont pas le courage d'assumer la démocratie comme dans tous les autres partis démocratiques du monde. C'est la croix du PS et il ne s'en sortira que lorsqu'il se mettra en conformité avec la réalité de la vie politique.

Publié dans parti socialiste

Commenter cet article

mireille pouvaloux 18/11/2009 20:30


Merci pour cette lucidité que tu exprimes parfaitement. Le coup est entrain de réussir. On divise à fond sur FB, à coup de pétitions ou de créations de groupes. Bref, suivant notre entretien de cet
AM, on revoit arriver en force les "pions" engagés dans le Ségolénisme sans Ségolène, emmenés par le Général VP. Depuis 2 ans, je rêve de voir Ségolène créer son parti avec DA. Tout de suite après
les Présidentielles, on aurait à peine perdu quelques adhérents, sans doute retrouvés d'autres et aujourd'hui, nous n'en serions, PEUT-ETRE pas là,.. Je crains que ce soit cuit pour 2012, en tout
cas, aucune réussite possible sous la bannière PS, définitivement décrédibilisé....La dynastie Sarko est loin de baisser le front...