Ségolène Royal dénonce le pouvoir financier.

Publié le par Asse42



Lors d'un déplacement à Cognac pour signer, en tant que présidente de région, un partenariat pour financer le micro crédit social, Ségolène Royal a fustige les banques:

L'intégralité de l'article de Sud-Ouest:

Le ton était donné, Ségolène Royal l'a conservé. Après avoir dépeint le microcrédit, dit son refus de l'assistanat égal à sa volonté de faciliter les moyens des gens en difficulté afin de leur permettre d'« avoir la liberté de leur choix de vie », elle a fait passer un sale moment aux banquiers.

C'est un « scandale », s'est-elle emportée, « que les comportements bancaires n'aient pas changé avec la crise. Les tarifications bancaires n'ont pas varié, les taux des crédits revolving non plus. Le poids du coût des découverts est intolérable. À 17 ou 18 %, c'est du vol bancaire. On bascule très vite de l'endettement au surendettement, et alors, toute la vie se délite. Les banques s'enrichissent sur le dos des pauvres ! ». Fermez le ban.

Ce coup de colère aura été le seul d'une visite dans et autour de Cognac menée au pas de charge. Départ à Saint-Sulpice, aux côtés du maire, Jacques Naudin, par la découverte des travaux d'aménagement de la mairie dans l'ancien presbytère, crochet par le pôle des métiers d'art du bois de Bréville avec Jean-Louis Mercier, mains à serrer au marché de Cognac, détour par le bar du Commerce, déjeuner en terrasse place François Ier, plein de mains à serrer sur la base plein air et enfin une étape par le club d'aviron avec, à la clé, un tour sur la Charente à bord d'une yolette avec un barreur... Royal.

Un tel emploi du temps (c'est-y que les élections régionales seraient pour bientôt ?) permet de comprendre que ça puisse faire du bien de se défouler en cognant sur les banquiers...


Ségolène Royal n'hésite pas à fustiger le pouvoir bancaire et ce même pendant la campagne présidentielle où on s'en souvient elle avait fustigé l'abus des taux d'intérêts et des tarifications bancaires. En s'attaquant aussi nettement aux banques, comme ici lors de son intervention à Parempuyre pendant la campagne du congrès socialiste où elle expliquait la dérive financière, Ségolène Royal met le doigt sur le coeur du problème...mondial!


Ségolène Royal Discours de Parempuyre (Intégral)
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La crise mondiale que nous vivons, qui aura des conséquences énormes sur le plan social et humain, a pour origine le pouvoir financier mondial. Celui qui s'est accaparé le droit de créer de la monnaie, celui qui prête de l'argent aux états avec intérêts, donc celui qui finance la marche du monde. C'est lui qui impose des conditions drastiques aux pays du tiers-monde pour mettre la main sur les richesses des pays qui ne peuvent rembourser. C'est lui qui met la main sur les industries de la planète en jouant avec le cours des bourses sans se soucier des conséquences humaines. C'est lui qui finance les guerres et permet aux états d'acheter des armes aux entreprises qu'elle contrôle! C'est lui qui est omniprésent auprès de nos gouvernants pour mettre en place l'ordre mondial financier dont ils rêvent. C'est lui qui finance les campagnes électorales de la droite libérale en Europe et qui instrumentalise les présidents des USA qui doivent être soumis à sa conception du développement humain. C'est lui qui asservit les travailleurs à ses desiderata de rentabilité financière indécent. C'est lui qui est à l'origine du déséquilibre mondial.
Donc en s'attaquant au pouvoir bancaire qui s'est vu renflouer avec célérité par les gouvernements, sans aucune contrepartie!, Ségolène Royal s'attaque au noeud du problème. Un problème qui devient urgent de régler tellement les démocraties occidentales ont tendance à se transformer en dictature. Oui comment voulez-vous faire admettre avec le sourire aux peuples qu'ils doivent se serrer la ceinture pendant que les riches financiers s'en mettent plein les poches et font main basse sur l'ensemble des richesses mondiales? Les écarts se creusent à une vitesse ahurissante. Combien de temps le ventre mou, la majorité silencieuse, la classe moyenne des pays développés va accepter de subir humiliation et indignité qui consiste à le faire payer pour les riches? Car bien évidemment ce n'est pas en détruisant les solidarités sociales, les services publics que cette classe moyenne s'en sortira mieux à terme. C'est en faisant payer les riches. Mais là le bouclier est en place et il est armé au niveau mondial. Voyez ce qu'est en réalité Obama ( en Playlist):




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asse42 01/06/2009 18:30

Oui il ne faut pas se leurrer. D'ailleurs le dispositif est temporaire je crois, et ne s'applique qu'aux futurs mouvements financiers dans un cadre très...étroit. Ce qui a permis d'éviter d'avoir un droit de regard sur les milliards que nous avons mis dans les banques.

penaud 01/06/2009 17:54

Je crois que le taux de l'usure est passé à 15 pour cent et le crédit revolving très encadré mais ce dispositif Lagarde est riquiqui au regard de la crise preuve en est qu'ils donnent des miettes mais ne s'attaquent pas au système:toujours pas d'annualisation des agios et des frais financiers exponentiels pour les TPE.