Ségolène Royal creuse le sillon du social-humanisme.

Publié le par Asse42



Ségolène Royal creuse depuis plus de trois ans déjà, le sillon du social-humanisme. En s'appuyant sur des concepts simples et accessibles à tous elle permet d'envisager son avènement prochain. Si on veut changer de monde et nos rapports en société alors c'est vers le social-humanisme que nous devrons nous tourner.

L'ordre juste

Ce concept politique est une idéologie à lui tout seul. Il exprime clairement l'avenir des relations humaines au sein de la société qui doivent se concevoir comme comprenant des droits et des devoirs les mêmes pour tous. L'objectif est de mettre fin aux privilèges et à l'impunité des puissants tout en concevant une société permettant l'épanouissement individuel. Les talents, les compétences, les réussites doivent être encouragés dans le respect de l'organisation collective.
L'ordre juste s'applique dans tous les domaines de l'activité sociétale: économique, social,environnemental,... A chaque fois la question posée est de savoir si la décision prise n'est pas contre l'intérêt général qui doit être supérieur aux intérêts privés. C'est cela l'ordre juste.

La république du respect.

Il n'est pas envisageable dans une société apaisée que l'autorité publique et les citoyens se manquent mutuellement de respect. S'il en est ainsi c'est la faillite des institutions, la montée de la violence, des communautarismes et la fracture entre les citoyens. Il faut donc que l'autorité montre l'exemple et fasse la preuve que l'utilisation de son pouvoir se fait dans le respect. Pour cela Ségolène Royal ajoute la participation citoyen aux décisions publiques ainsi qu'un suivi citoyen des politiques publiques. Il faut montrer que l'autorité publique n'est pas déconnectée des réalités vécues, et ne bénéficie pas d'une impunité de fonctionnement et de décisions. Ainsi les contre-pouvoirs démocratiques seront réformés pour qu'ils puissent jouer tout leur rôle d'équilibre.

La fraternité

C'est la valeur fondamentale qui manque cruellement à nos sociétés pour devenir humaine et donc viable. La fraternité peut être recherchée dans toutes les relations humaines. Il ne s'agit pas de s'embrasser sur la bouche, mais de prendre en  compte la dignité de l'autre lorsque l'on veut construire une relation.
Voir sur ce sujet passionnant l'UPPC qui lui a été consacrée.

L'environnement

L'humain n'est envisageable que dans un environnement. Il n'est viable que dans un environnement sain. En partant de ce postulat de base on peut concevoir que l'on doit tout faire pour le préserver et même l'enrichir. C'est de notre environnement que viendra les réponses à nos problèmes que ce soit dans le domaine de la santé et même économique. Car il existe des gisements d'emplois du futur dans le secteur de la croissance verte. Aussi bien dans la recherche, la science que l'industrie, l'agriculture,l'énergie, les transports, le bâtiment,etc...Dans ce domaine Ségolène Royal développe un vrai volontarisme politique.

Le donnant-donnant

Le donnant-donnant c'est l'outil, la méthode mettant en place et installant le social-humanisme dans la société. Cet outil s'appuie sur la responsabilité éthique des décisions et des comportements. En échange d'une aide, d'un soutien, d'un investissement on exigera en retour une éthique respectée. Cet outil s'applique à tous les niveaux d'échanges. Par exemple en échange de l'aide publique aux entreprises _ 40 milliards d'euros/an environ_ l'état exigera que celles-ci respectent une charte éthique qui encouragera la signature de contrats durables, des salaires décents, le respect de l'environnement, le dialogue social,le respect du territoire. Ainsi on peut envisager que l'argent public sera mieux utilisé et plus productif pour l'intérêt général.

On le voit donc les concepts politiques que Ségolène Royal martèlent depuis son émancipation politique tracent le chemin vers le social-humanisme. En montrant que tout se tient et que tout doit être lié par une éthique, Ségolène Royal construit les instruments favorables à son épanouissement. Non ce n'est pas une utopie! C'est réalisable tout de suite et maintenant.


Publié dans Ségolène Royal

Commenter cet article

Elie+Arié 17/05/2009 17:20

Je l'ai passé dans Marianne:

http://www.marianne2.fr/Chevenement,-le-PS,-le-Front-de-Gauche-et-l-Europe_a179658.html

finalement, c'est bien que LePost m'ait viré et ai mis fin au temps que j'y perdais.

chloel 17/05/2009 13:37

quelle catastrophe les photes d'orthographe lorsque j'écris sur les supports des blogs, non pas parce qu'il n'y a pas de correcteur d'ortagraphe, mais parceque la vision de ce que j'écris est restreinte au max.

chloel 17/05/2009 13:30

Elie, combien votre écrit tombe sous le sens...

Après tout, puisque vous (je ne peux pas dire nous, je suis au ps...) ne pouvez voter que pour une "certaine idée de l'europe", vous avez raison de le faire en faveur de Mélenchon.

De toutes les façons, c'est la seule manière de montrer (au nombre de voix qu'il fera) que, bien que les citoyens ne sont consultés que pour la façade, cela ne les empêchent pas de montrer leur opinion.

Voilà, car après tout, que l'on vote ps, vert, npa ou je ne sais quoi, il n'y a aucune alternative, le libéralisme nous est imposé, point barre.

Elie+Arié 17/05/2009 00:45

Ancien Secrétaire National du MRC ( 2002-2004), je voudrais commenter le récent communiqué de Jean-Pierre Chevènement, préconisant l’abstention ou le vote nul aux européennes, ce qui a étonné beaucoup de monde, étant bien entendu que ces opinions n’engagent que moi.

Le Parti Socialiste a commis son « péché originel » en soutenant le traité de Maastricht, qui comportait la création

-d’une monnaie unique (là où une monnaie commune aurait suffi)

-et d’une Banque Centrale Européenne indépendante de tout pouvoir politique, sur le modèle de la Bundersbank allemande, et n’ayant pour seule mission que la lutte contre l’inflation et les déficits budgétaires, mais pas – contrairement à la Réserve fédérale américaine (FED) – de favoriser la croissance et l’emploi.

Dès lors, il a été inévitablement contraint de parcourir toutes les étapes d’un chemin de croix vers la mise en place d’une économie européenne placée sous le signe d’un libéralisme économique de plus en plus dogmatique –par rapport auquel les Etats-Unis, même ceux de Bush, apparaissent comme une nation à l’économie étatique:

- négociation et ratification des traités de Nice et d’Amsterdam, présentés ensuite, dans un remarquable exercice d’amnésie (peut-on parler d’ »Alzheimer politique » ?) lors de sa campagne pour le OUI au TCE, comme l’horreur libérale absolue face à laquelle ce TCE était un « moindre mal »,

- profil bas face à la ratification parlementaire du traité de Lisbonne, sans aller jusqu’à tenter de la faire capoter en s’y opposant au Congrès,

- et Lionel Jospin dirigeant le gouvernement qui a été celui qui a le plus privatisé, en France, depuis la Libération, mais se demandant toujours pourquoi, à la Présidentielle de 2002, deux millions d’électeurs l’ont abandonné depuis celle de 1995, d’où son élimination dès le premier tour.

C’est pourquoi, depuis lors, le Parti Socialiste est dans l’incapacité de présenter un programme crédible à toutes les élections nationales ou européennes, et doit se limiter

-à évoquer sur un mode incantatoire l’ « Europe sociale » qu’il a été le premier à démanteler, les « services publics à la française » bien différents des Services d’Intérêt Général tels qu’ils sont définis dans le traité de Lisbonne, etc.

-et à se replier sur la gestion et les élections locales, régionales ou municipales, les seules qu’il est désormais capable de remporter, se contentant de cette nouvelle France féodale ( on abandonne Paris au Roi, et chacun se satisfait de ses petits pouvoirs dans son petit fief : le duc de Bourgogne, la duchesse de Bretagne…).

Pire encore, après avoir fait l’éloge du social-libéralisme, il s’est trouvé pris à contre-pied par la crise économique, et a dû laisser à une droite pragmatique et peu soucieuse d’idéologie le retour de l’intervention de l’ Etat en économie : son ralliement à l’ « Etat modeste » est trop récent pour qu’il puisse se défroquer au lendemain de sa conversion ; et voilà pourquoi il est dans l ‘incapacité, aujourd’hui, de tirer électoralement profit d’un retournement de situation qui aurait donné raison à ses convictions s’il ne les avait pas publiquement reniées depuis 20 ans.

En réaction, bien tardive, à cette dérive d’un Parti qui ne s’appelle plus « Parti Socialiste »que par dérision et par antiphrase (tout comme le parti de toutes les compromissions s’appelle encore Parti Radical) , Jean-Luc Mélenchon s’est enfin décidé à le quitter et à créer un « Front de Gauche » avec les résidus du Parti Communiste (autre dénomination héritée d’un passé oublié de tous) et quelques ex-chevènementistes en déshérence.

Si cette nouvelle formation n’a aucun avenir, c’est, comme l’analyse fort justement Jean-Pierre Chevènement,
parce qu’elle « méconnaît le ressort que peut constituer l’exercice de la souveraineté nationale, c’est-à-dire de la démocratie, dans une Europe qui est faite d’une trentaine de nations ».

Pour ma part, je voterai pour lui aux européennes, mais à titre de témoignage personnel, sans aucun espoir ni aucune illusion politiques ; son rôle sera le même que celui de Die Linke en Allemagne: tous deux sont voués à rester éternellement au-dessous de la barre des 10 %, et à assurer les futures victoires électorales de l' UMP en France et de la CDU en Allemagne, tout comme le Front National a permis celles du PS depuis 1988.

Enfin, l’échec de la candidature de Chevènement en 2002 a prouvé que les esprits n’étaient pas encore assez mûrs ni la situation perçue comme assez grave pour une solution de type Pôle Républicain, réunissant souverainistes et démocrates de gauche et gaullistes dans une démarche voisine de celle de la Résistance, faisant passer l’essentiel au-delà des contingences politiciennes du moment et des pesanteurs idéologiques héritées d'un monde révolu.

Aujourd’hui, le seul optimisme possible passe par le pessimisme, et consiste à considérer, , comme le dit Henri Guaino, que « l’ère de la mondialisation heureuse est terminée », et que ce qui lui succèdera sera l’ère de la « mondialisation malheureuse » ; une fois que nous aurons été dans le mur, après le grand désastre mondial, quelque chose de nouveau émergera : après tout, les « trente glorieuses » dont nous gardons la nostalgie (sans doute excessive, en les idéalisant un peu trop après coup : mais, à l’époque, nous avions confiance en l’avenir, et c’est cela qui a disparu) n’auraient jamais existé sans la catastrophe humaine du nazisme et de la deuxième guerre mondiale.

Bien sûr, l’ Histoire ne se répète jamais, et nous ignorons quelles formes prendra le nouveau règne de l’irrationnel qui accompagnera la nouvelle crise mondiale, et qu’annonce déjà la montée des fanatismes religieux et communautaristes de toutes sortes ; il ne reste qu’à espérer que le temps des ténèbres à venir soit le plus bref possible, et fasse le moins de ravages possibles, en attendant que puisse revenir à nouveau l’esprit des Lumières et le temps de la Raison.

Asse42 17/05/2009 01:51


Elie pour une fois que tu memets un commentaire intelligent je vais prendre plaisr à,y répondre en te redirigeant vers mon nouveau billet: " La lutte finale?"
Je fais la même analyse que Chevènement sur la situation du PS. Et c'est pourquoi j'hésite encore à le soutenir tant il nous a trahi dans le passé. La seule en situation de proposer une alternative
crédible et démocratique c'est Ségolène Royal.


goalexandre 15/05/2009 00:12

bonsoir

j'adhere et suis en complete harmonie de ces propos concernant segolene royal

trés fraternelles amitiées socialistes

avec segolene royal