Faut-il avoir peur de l'explosion du PS?

Publié le par Asse42






Certains attirent notre attention sur la possible explosion du PS. En diabolisant à outrance les conséquences ils appellent consciemment, ou inconsciemment, à un vote utile pour l'appareil en place du parti. Un vote qui ne remettrait rien en cause puisque rien ne changerait. Un vote qui permettrait d'éviter un saut dans l'inconnu.

L'inconnue c'est une grande peur pour l'humanité. Et c'est cette peur qui freine notre développement, qui nous empêche d'ouvrir les yeux sur le monde puisqu'elle voile notre regard. Cette peur est alimentée constamment à longueur de temps car elle sert ceux qui sont en place et qui nous proposent des instruments pour lutter contre notre peur. Mais le problème c'est que notre peur est orientée toujours dans la même direction. Par exemple on nous fait peur avec un jeune des quartiers qui porte un survêtement à cagoule. Il fait peur. Par contre un banquier avec son attaché case qui sort de sa banque ne nous fait pas peur. Pourtant les dégâts dont le banquier est capable contre l'humanité est infiniment plus important que le jeune des quartiers. On oriente notre regard depuis notre naissance. On nous impose des paradigmes comme étant indépassables et devant incarner notre raison de vivre. On nous dit par exemple que nous devons courir toute notre vie après le confort matériel. Ce devrait être notre seule richesse. On nous formate l'esprit à être des compétiteurs. On nous apprend à être les uns contre les autres car l'objectif fixé est d'assurer son confort de vie. Pendant que l'on fait cette course on oublie la raison de vivre d'un être humain qui est d'être heureux. Heureux d'échanger avec d'autres, de communiquer, d'aimer.

Cette course exclut trop d'entre nous qui n'avons pas les compétences, ni les qualités, ni l'envie de participer à cette vaste mascarade. Malheureusement on ne nous propose rien en dehors de cela. On nous propose des projets amendant la matrice vers plus de social ou d'humanité mais cela ne change radicalement pas les choses. Ce carcan insupportable qui nous opprime nous fait perdre toute conscience de notre propre humanité et donc celle des autres. On en arrive à ne plus savoir se regarder, s'écouter, se respecter, s'aimer. Cela devient même des gros mots.
J'en viens donc opportunément au PS et à ségolène Royal. Ségolène Royal ce qui fait sa différence c'est qu'elle a un discours humain accessible à mon entière humanité. Lorsqu'elle me parle de tendresse, de fraternité, de blessures, d'aimons-nous les uns les autres,...Je comprends ce qu'elle veut dire et je ne chercher pas à diaboliser bêtement comme le font ceux qui ne veulent pas ouvrir les yeux sur leur condition humaine. Je sied grée à ségolène d'oser ce vocabulaire dans ce monde formaté à l'efficacité mathématique.

Faut-il que ce vocabulaire, que ce message soit si novateur dans un parti se disant humaniste pour qu'ils nous promettent l'explosion du parti? Et faudra-t-il s'inquiéter de ceux qui nous quitteront? La politique doit-elle s'asseoir sur des chiffres, des courbes, des statistiques ou a-t-elle le droit de nous parler d'humanité et de fraternité?
Il me semble qu'être de gauche doit être la volonté de faire passer le bien-être humain avant toute autre considération matérielle. Il n'y a rien de plus important que nous, notre sauvegarde. Quand nous comprendrons que nous sommes dignes de nous aimer alors on pourra commencer à aimer notre environnement, notre planète. Et si finalement la plus grande peur de l'inconnue serait celle de ne pas nous connaitre, de nous accepter  complètement et donc de douter de nous-mêmes? Alors ségolène Royal nous propose de lutter contre cet instinct mortifère en valorisant nos instincts humanistes. Elle s'acharne à vouloir tirer le meilleur de nous-même en toutes circonstances. De par son comportement, de par ses actes, de par ses paroles elle cherche à nous élever collectivement vers l'envie d'un monde plus humain, plus fraternel.
Ce discours est profondément rejeté par une partie de nous -même. Celle qui s'est construite sur des certitudes acquises au fil du temps. Par exemple penser qu'atteindre le bonheur serait fade et que finalement avec le malheur la vie est plus intéressante. Pour moi c'est le dogme le plus fondamental qui permet à ceux qui nous dirigent de conserver leurs outils d'enrichissement. En nous entretenant dans la peur de nous-même et donc des autres, ils parviennent à orienter nos colères, nos frustrations, nos haines.

C'est à cela que s'attaque ségolène Royal avec son discours. Et elle le fait naturellement car c'est dans sa nature profonde. C'est cela que l'on assimile chez elle à la cruchitude. On dit qu'elle n'est pas hyper compétente, hyper intelligente parce qu'elle est capable d'élan d'humanité sincère, spontané voire naïf, qui émeut jusqu'au plus profond ceux qui sont sensibles au respect de la vie. Il me revient en mémoire à l'instant où je vous écris cette scène fantastique, pour moi, qui exprime tout ce qu'est ségolène Royal. Bien évidemment j'ai ôté de mon esprit le fait que cette scène serait arrangée. Par TF1? Allons un peu de courage dans votre réflexion. Qui, quel leader politique peut inspirer un sentiment d'humanité avec suffisamment de confiance pour se permettre de pleurer en public?

vidéo envoyée par Omar95. Durée 6'50.


Alors oui on nous dit que si ségolène Royal gagne alors le PS peut exploser. On peut même assister à une scission. Faut-il la redouter? Faut-il l'espérer? Je ne sais pas répondre et ne veux pas répondre à cette question. Car je pense comme ségolène Royal qu'il faudra être assez fort ensuite pour pardonner leurs offenses, leurs insultes, leurs commentaires humiliants si l'on veut construire une force politique attractive, humaine et donc puissante. C'est notre seul espoir de changer le monde en profondeur et cela ne peut venir que de la gauche et plus précisément d'un parti qui se dit socialiste donc ayant comme ambition d'humaniser le monde.
C'est ce à quoi nous invite ségolène Royal depuis son éclosion. Avec des maladresses parfois mais aussi avec énormément de tendresse partagée qui fait que de nouveau je crois possible l'avènement d'une société plus fraternelle donc plus juste.


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