Ségolène Royal sort grande gagnante du congrès de Reims.

Publié le par Asse42

 

Ça y est le congrès de Reims est terminé et il est temps pour les uns et les autres de faire le bilan global de ce congrès.

Le premier constat que l'on peut faire c'est que le parti socialiste n'a pas su se rassembler et en sortir uni derrière un leader. On s'y attendait et ce n'est pas une surprise. Il y a trop d'antagonisme et d'enjeux de pouvoir pour qu'il en eussent été autrement.
Le second enseignement c'est que l'on y était entré avec un quatre-quart ( même si les différences sont plus grandes que l'on voulait bien le dire) et on en sort avec un quart en moins. Celui de Delanoë qui finalement ne s'est rallié à personne et qui, dans le même temps, n'a pas voulu tenter l'aventure contre ségolène Royal. Il nous dit la main sur le cœur que ce n'était pas pour ajouter aux divisions mais on sait très bien que c'était par crainte de devoir subir une nouvelle défaite définitive ce coup-ci. Il se garde une chance pour 2011.
Le troisième c'est finalement la bonne prestation d'Hamon qui a su, au dernier moment, ne pas tomber dans la facilité du TSS socialiste. Il n'a pas voulu renier ses valeurs et n'a donc pas souhaité faire une alliance avec des motions aussi éloignés de lui que la E, la A et la D. Il ne s'est donc pas dissous dans le TSS ce qui lui laisse un espoir pour l'avenir d'intégrer la nouvelle direction du PS qui doit être aussi diverse que possible.
Le quatrième c'est la candidature attendue d'Aubry. Elle a été poussée par ses partisans et aussi par l'appareil socialiste en place comme les Fabiusiens et les DSKistes qui souhaitent continuer à exister pour la suite. Dans son discours d'hier elle a clairement montré aux socialistes qu'il n'y avait pas de divergences de fond entre les trois motions principales et que finalement les divergences seront sur les conceptions du parti, sur les personnalités et aussi sur les équipes qui entourent. Car de façon amusante Aubry qui reproche à Royal la trop grande personnalisation de la vie politique n'a pas mis en avant une équipe autour d'elle capable de gouverner le PS. Avec qui va-t-elle gouverner? Fabius, DSK, Bartolone, Cambadélis, Lang, Mauroy, et ? C'est la grande faiblesse de cette candidature qui est celle de l'appareil sans l'appareil! Puisqu'elle ne s'est pas rassemblée avec la A qui aurait pu lui combler ce déficit.
Le cinquième enfin est la victoire incontestable de ségolène Royal qui a su incarné une vision d'avenir du socialisme, des alliances et du parti socialiste. Dans son discours d'hier elle a mis en valeur ce à quoi elle allait travailler pour l'avenir: Le front populaire républicain. Elle a ainsi clairement définie la stratégie pour un parti socialiste fort, fier de ses valeurs et sachant s'ouvrir sans tabous et sans sectarisme aux autres formations démocratiques porteuses de volonté humaniste et progressiste.
Elle a aussi clairement mis en exergue sa volonté d'ouvrir le parti sur l'ensemble de la société en l'ouvrant massivement aux militants extérieurs, sa volonté de gouvernance où les militants seront consultés sur les clivages en interne, et puis elle a mis en avant son équipe qui est déjà en place. On a pu voir à l'ouvre un excellent vincent Peillon, un Valls, une Filipetti, Batho mais aussi Rebsamen, Bertinotti, Bianco, Dray, Belkacem, Assouline, Delaunay et d'autres. Elle est prête avec une équipe pour diriger le parti socialiste.
Elle a aussi montré constamment depuis la victoire du 6 novembre qu'elle agirait pour l'unité des socialistes et qu'ainsi elle serait prête à ouvrir la future direction à toutes les sensibilités car elle veut les meilleurs pour l'avenir. Elle est donc clairement en place et attend sereinement le vote des militants.

Ce vote du 20 novembre ne devra pas consacrer la victoire d'une femme mais d'un nouveau parti socialiste en mouvement. Il est temps de le repenser et d'en finir avec ses archaïsmes. Il est temps de lui insuffler un souffle nouveau, vitalisant et plein d'énergie positive puisqu'humaine. Il y a une grande attente des citoyens à notre encontre. Le parti socialiste a rendez-vous avec son histoire et doit choisir la voie de l'avenir car il a chevillé au corps une volonté indéfectible d'humaniser le monde et pour cela il aura besoin de toutes les bonnes volontés pour combattre les puissances d'argent. Ce fut finalement un congrès préparatoire à notre rentrée dans le XXI ème siècle. Tout se jouera pour lui le 20 novembre.

Discours de clôture de ségolène Royal. durée 15'30. vidéo envoyée par lespoiragauche.

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