La nécessaire fraternité socialiste.

Publié le par Asse42


Ce vote du 6 novembre doit provoquer un choc dans les consciences des socialistes et de ceux qui les dirigent. Il y a eu une campagne interne et au final il y a eu un vote des militants. Ce vote demande clairement un changement à la tête de Solferino, un positionnement clair à gauche et surtout la fin de la guerre des égos. Les militants ont tranché. Ils ont mis ségolène Royal devant tous les autres sans aucune ambiguïté. Il faut maintenant passer à autre chose.

Il y a au sein du PS encore une fracture entre ceux qui pensent encore à demain, qui calculent encore pour 2012, qui réflechissent déjà avec qui ils vont pouvoir construire une future alliance pour leur permettre d'être fort, pensent-ils en 2011. Et puis la cohorte des militants soulagés d'avoir voter, d'avoir chois leur leader et qui maintenant attendent qu'une chose: le grand rassemblement socialiste.
Cela doit être notre talisman car c'est le secret de nos victoires futures. Entre socialistes on aime à s'appeler camarade car ça a une connotation humaniste de respect. Oui nous sommes tous des camarades et oui nous sommes tous des socialistes. Partant de ce principe là nous devrions aller chercher notre idéal de fraternité. Car si nous voulons porter un message d'humanité pour le monde il faut d'abord pouvoir le réaliser chez soi.

Cette fracture interne sera tout l'enjeu du congrès de Reims. Qui acceptera de mettre en sourdine ses ambitions individuelles, de penser collectif, d'admettre sincèrement le vote des militants avec la volonté de faire gagner le parti socialiste? Et les autres.
Ségolène Royal, et son équipe, s'attelle donc à faire sortir de ce vote du 6 la nécessaire fraternité socialiste pour l'avenir. La teneur de ses discours et celui de son équipe, montre bien que le rassemblement se fera sur l'acceptation du changement, du renouvellement et d'un ancrage clair à gauche. Sur cette base tous les socialistes capable de dépasser leur individualité pour apporter leur énergie au collectif sont les bienvenus.
Il faudra donc que certains abandonnent leur posture idéologique et se mettent à regarder clairement et objectivement ce que ségolène Royal propose. Elle veut un grand parti socialiste populaire ancré à gauche mais ouvert sur la société et aux aspirations démocratiques et républicaines qui traversent le pays pour faire gagner la gauche en 2012. Elle veut construire une gauche ouverte, optimiste, porteuse d'un projet pour l'humanité dans un monde capitaliste. Une gauche qui s'appuiera, sans sectarisme, sur toutes les bonnes volontés qui viendront la rejoindre. Il faut faire envie et il faut donner envie.

Et pour cela il n'y a pas d'autre moyen que celui d'inspirer un rassemblement fraternel où les uns et les autres acceptent clairement de se rassembler pour le collectif et faire émerger un projet socialiste. Si c'est ce qui sort du congrès de Reims alors l'énergie positive peut irradier les militants de base que nous sommes qui attendent cela pour travailler en toute sérénité avec nos camarades. Le signal, comme toujours, doit venir d'en haut. S'il est positif, s'il est clair, s'il est optimiste alors les socialistes seront en situation de connaitre une émotion qu'il croyait enfoui au fond d'eux-mêmes tellement on les y a contraint. Une émotion dont certains ont empêché son expression parce qu'indigne d'un parti politique. Une émotion qui est pourtant partie intégrante de notre idéal socialiste et que nous voulons pour la société que nous voulons mettre en place. Cette émotion c'est la fraternité. Ce sentiment qui fait que nous sommes heureux d'être ensemble. Si on l'accepte comme un sentiment humain respectable entre nous alors on aura gagné. Car c'est exactement cela que les français attendent de nous. Je nous en crois capable de le réussir et je sais ségolène Royal en situation de le faire. Ainsi nous pourrons retrouver la fierté d'être socialiste et pouvoir enfin rentrer dans le XXI ème siècle.

Fraternité socialiste.

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