Avec ségolène Royal rentrons dans le XXI ème siècle.

Publié le par Asse42

 

Le congrès de Reims devra être le congrès permettant un nouveau départ pour le socialisme en le projettant comme une idée neuve dans le XXI ème siècle. C'est ce que propose de faire la motion E issue du rassemblement de plusieurs contributions, s'appuyant sur le corpus idéologique de "Combattre et proposer" issue elle-même du pacte présidentiel inspiré par ségolène Royal. Autrement dit cette force socialiste nouvelle qui émerge depuis trois ans est due à la volonté émancipatrice de ségolène Royal pour proposer un nouveau chemin pour faire rentrer le socialisme dans le XXI ème siècle.

La fin du XXème siècle s'est passée sous la domination d'un socialisme soumis au diktat libéral. Par idéologie, par convictions et aussi par manque de courage politique, de créativité, d'inventivité. Certes ce socialisme a connu des bons résultats économiques et a su produire des avancées sociales mais il n'a pas su changer en profondeur la société. Tout simplement parce qu'il a appliqué au pouvoir les mêmes recettes que la droite concernant le dialogue social, qu'il a signé au niveau européen les accords de Barcelone mettant en concurrence les services publics, et qu'il a libéralisé à outrance l'économie donnant ainsi le signal qu'il n'y avait pas de différences entre la gauche et la droite.
C'est ainsi que la gauche plurielle rassemblée a fini par exploser sous le coup d'une politique qui n'était pas identifiée à gauche. Le PS a ainsi durablement perdu dans l'esprit des gens cette capacité à incarner une gauche décomplexée.

Et puis lors de la primaire socialiste a émergée enfin une vision positive du socialisme, reposant sur le principe du respect et de la dignité de l'humain dans toutes les situations de la vie. Dans son entreprise l'humain doit être bien formé, bien rémunéré parce que c'est cela qui rendra son entreprise performante. Dans la société c'est en permettant à l'humain de se développer, d'accéder aux outils de la connaissance que la collectivité sera apaisante.
Cet humanisme repose d'abord sur la situation vécue par les gens réellement. C'est pour cela que la démocratie participative s'impose naturellement comme l'outil du futur pour le socialisme. En associant les citoyens concernés au débat sur leur situation et des propositions qu'ils peuvent faire, en les croisant avec des évaluations d'expert et en mettant tout cela sur la table, on arrive à dégager l'intérêt général. Une fois clairement exprimé, compris l'on peut ensuite l'appliquer concrètement dans le pays. C'est comme cela que doit se construire une société humaine dans une démocratie.

Ensuite ce n'est que du bon sens. Le socialisme se doit d'être un humanisme dans le respect de ses valeurs républicaines, qui le conduisent à refuser la destruction du lien social qui est le ciment même de l'unité nationale. Cet humanisme fait émerger des solutions d'avenir qu'on ne pouvait envisager auparavant puisqu'on n'avait pas la vision large de la société. Notre vision était conditionnée par celle des experts qui nous formataient. Il faut maintenant élargir l'horizon en se recentrant sur nous-mêmes. C'est tout le paradoxe de ce nouveau socialisme du XXIème siècle qui n'est pas basée sur des grandes théories idéologiques absolutistes, mais qui se construit à partir de la réalité vécue des gens et en tentant de répondre aux mieux aux situation de crises.

Le socialisme ne peut donc plus se permettre d'être éloigné des gens, du peuple, de la population, des citoyens, des militants, des adhérents,... de l'humain quoi. Car c'est le fondement même du socialisme que l'on remettrait en cause. C'est pourquoi il nous faudra sortir du XXème siècle qui s'est terminé avec Epinay et rentrer dans le XXI ème à Reims. Il faudra être conscient que lorsque nous voterons nous voterons pour l'avenir du socialisme. Nous ne voterons pas pour notre petite situation locale mais pour l'avenir du socialisme. Et le socialisme est un humanisme.

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