La politique du bon sens.

Publié le par Asse42

 

Le bon sens c'est lorsque l'on entend une parole qui vous semble être juste et donc couler de source. Une parole qui prend en compte l'intérêt général en quelque sorte.

Lorsque ségolène royal propose que l'état en contrepartie d'argent public rentre au capital des banques cela semble être du bon sens. Car il semble assez inconcevable d'octroyer aux banques des Milliards d'euros sans contrôler leur utilisation, sans vérifier leur réorientation vers l'économie réelle et sans validation de nouvelles règles. Pourtant ce simple bon sens ne semble pas être partagé par l'ensemble de la classe politique française. Les sarkozystes purs et durs sont vent debout contre ce bon sens qui met en péril l'impunité de l'enrichissement de leurs amis. pour eux il ne s'agit pas de défendre l'intérêt général mais les intérêts privés et c'est en cela que le sarkozysme est extrêmement destructeur pour notre pays, il met la puissance publique au service d'intérêts privés.

Pourtant l'affirmation par hervé Mariton, député UMP, que la proposition de ségolène Royal était recevable montre qu'à l'intérieur même de l'UMp il existe une ligne de fracture entre les défenseurs de l'intérêt général, donc du bon sens, et les autres. Cela change de la parole officielle des très sarkozystes Lefèbvre, Morano ou Paillé qui manient l'insulte, l'outrage et donc la destruction du débat public.
On peut donc croire qu'une autre ligne de fracture dans le débat public est en train de s'ouvrir entre les tenants du respect démocratique de l'intérêt général et la conception destructrice du débat public qui consiste à détruire l'autre coûte que coûte. Cette ligne de fracture traverse l'ensemble du champ politique puisqu'on la retrouve aussi bien à gauche qu'à droite.

Avec l'affirmation de la démocratie participative, ségolène Royal avait seulement appliqué une politique de bon sens. Comment faire de la politique sans les citoyens? Comment penser sérieusement que seuls les experts pouvaient définir notre mode de vie? Ils font partie intégrante du débat public bien sûr, mais on ne peut décemment pas se passer du point de vue des citoyens concernés. C'est tout l'intérêt indispensable des débats participatifs qui s'appuient sur la réalité quotidienne vécue par les gens pour la confronter avec les théories et les valeurs des gouvernants pour définir une politique publique la mieux adaptée à l'intérêt général. Il me semble logique que dans un pays qui se veut démocratique on développe les moyens d'informations et que l'on permette aux citoyens de participer à la construction sociale du pays.
Nous aurons besoin par la suite de construire cette démocratie avec les tenants de l'information que sont les médias. Il faudra donc faire en sorte que l'on garantisse leur indépendance pour fluidifier le débat public et pour qu'il soit le plus complet, le plus ouvert possible. C'est exactement à l'inverse du sarkozysme qui veut tout verrouiller car il ne pense pas à l'intérêt général mais à son propre intérêt.

Le bon sens ne s'arrête pas au local, il faut aussi savoir l'inscrire dans une perspective globale. Ce que l'on veut pour soi-même on doit être capable de le revendiquer pour les autres. Nous voulons tous l'accès à l'éducation , la santé, l'alimentation, l'eau potable, l'information, les technologies, l'énergie. Nous voulons tous que soient respectés notre culture, nos traditions, nos avis personnels. Il me parait donc être de bon sens que le développement international soit orienté vers ces axes de développement plutôt que sur la vente d'armes, l'agression militaire, la spoliation des richesses, l'exploitation des populations, la disparition des cultures.
Il est donc logique de se battre au niveau européen et mondial pour faire émerger un monde plus juste, plus respectueux des autres tout simplement. Cela va dans le bon sens. Non?

Je sais bien que le bon sens n'est pas partagé que par les ségolènistes, que par les socialistes ou que par la gauche. Le bon sens transcende les barrières puisqu'il s'adresse directement à notre humanité. C'est pourquoi je ne veux pas pour mon parti et pour mon idéologie d'avenir, fermer la porte aux bonnes volontés d'où quelles viennent. C'est pourquoi je ne veux pas fermer la porte par avance parce que les bonnes volontés ne porteraient pas la bonne couleur. Le respect des citoyens et de l'humanité doit être une valeur partagée par le plus grand nombre. Ouvrons donc la porte aux autres sans sectarisme, sans peur et sans tabous. Cela me parait être le bon sens.

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Allobroge74 30/10/2008 21:49

Très beau texte Asse42 je trouve ton blog à ton image, sincère et dense.