La révolution démocratique

Publié le par Asse42


J'écris ce billet pour bien montrer que nous défendons toujours avec autant de détermination la démocratie participative qui est une composante essentielle de la révolution démocratique à mettre en place pour instaurer la démocratie jusqu'au bout.

On constate avec la pratique sarkozyste du pouvoir qu'elle en devient urgent et indispensable pour l'avenir. On ne peut laisser un clan gouverner un pays sans contre-pouvoirs et sans respecter le temps du débat démocratique. Une politique d'urgence est une politique de négation du débat d'idées et en cela c'est anti-démocratique.

J'insiste sur le fait que ce n'est pas ségolène Royal qui a inventé la démocratie participative mais qu'elle la porte dans son raisonnement politique depuis le début. Même dans sa section en Normandie au début de sa carrière politique, elle avait déjà cette volonté d'associer les citoyens aux décisions qui les concernent. Mais comme toute idée en avance sur son temps il faut savoir être patient pour voir aboutir ses idées. Elle a eu le déclic en constatant de visu une pratique participative démocratique au sommet de la Terre à Rio en 1992. Elle représentait la France en tant que ministre de l'environnement et a pu faire l'expérience concrètement de la puissance de cette forme de démocratie pour faire avancer les choses sans brutaliser. Avec respect.

Elle n'a eu de cesse ensuite d'y penser, d'y réfléchir pour avoir un jour l'occasion de la mettre en place. C'est en faisant une campagne régionale sur ce thème qu'elle a gagné la région en 2004 face à Raffarin et sa politique à l'ancienne. Depuis elle s'attache dans sa région à mettre en place les outils de la transparence et permettre aux citoyens de participer concrètement aux décisions qui les concernent.

Mais il est évident qu'elle se heurte encore à des réticences et au sein même de son propre parti comme elle a pu le constater pendant la présidentielle où un Jospin était vent debout contre cette démocratie qu'il qualifiait facilement de populiste. Comme la droite et comme vient de le faire Delanoë aujourd'hui. malgré ces oppositions internes comme externes elle n'a pas hésité à nous faire une campagne présidentielle participative. Tout le monde se rappelle de l'engouement déclenché pour la politique et le joie de pouvoir s'exprimer et participer enfin.

La critique qui est faite par les sceptiques c'est que cela n'a servi à rien. Je ne suis évidemment pas d'accord et ceux qui disent que ségolène Royal est à droite n'ont sûrement pas lu le pacte présidentiel où en ont fait une caricature. Car on peut dire que la réforme de l'indice des prix, le soutien scolaire gratuit, la caution immobilière garantie par la collectivité, le paiement des retraites mensualisé, la possibilité d'avoir un prêt à taux zéro de 10000 euros pour commencer sa vie, le fait de dire qu'il faille une place d'hébergement pour 1000 habitants dans toutes les villes, etc... Tout cela n'étaient pas des mesures que l'on qualifient de grande politique et pourtant c'étaient des mesures adaptées aux problèmes quotidiens des français. Elle répondaient aux crises concrètement. Et c'est ce genre de mesures que beaucoup ont dénigré, même à gauche, comme étant un catalogue...

Mais la démocratie participative ne s'arrête pas à l'horizon des quartiers ou des villes. Elle a aussi une dimension internationale. Je vous propose de lire, ou relire, l'excellent discours sur la mondialisation d'Athénes où devant les socialistes européens rassemblés, ségolène Royal a insisté sur le déficit démocratique pour la construction européenne et ap laide pour la mise en place d'une démocratie participative seule à même de réconcilier les peuples avec la politique. Et donc lutter contre la tentation populiste du Tous pourris!

Alors bien sûr cette volonté est fermement ancrée dans la motion E. Tellement même qu'ils ne nous viendraient pas à l'idée d'en faire des tonnes! C'est tellement évident que c'est nous qui incarnons cette révolution démocratique qu'ils ne nous venaient même pas à l'idée que des camarades bien intentionnés viennent nous contester ce point fondamental de notre soutien à la vision d'avenir de ségolène Royal.

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