Il faut un chef au parti socialiste.

Publié le par Asse42


Devant le constat de l'inaudibilité du PS dans les médias les grands leaders des motions ont compris qu'il fallait un chef représentant la voix officielle du parti et arrêter les petites phrases nuisant à la visibilité de notre projet d'avenir. En cela nous pouvons être d'accord avec Delanoë.

Mais un chef ça ne se décréte pas, ça s'impose par sa carrure politique, par sa prestance, par ses compétences et par sa capacité à mener les troupes au combat. Un chef se doit aussi de garder un sang-froid, une dignité dans les épreuves qu'il traverse car il doit comprendre qu'à travers lui c'est un collectif que l'on agresse. A l'inverse d'un sarkozy par exemple, qui ne sait pas se contrôler, qui a peur du peuple et qui attaque judiciairement à tout va, montrant ainsi sa faiblesse.
Jusqu'à maintenant on ne connaissait de Delanoë que sa capacité à mettre ses troupes en ordre de marche. Son autorité était établi et tout le monde devait marcher au pas dans ses traces. Il a gagné la mairie de Paris et a su la garder ce fût deux belles victoires. Même si la dernière peut laisser un goût amer chez le peuple parisien de gauche, car il n'a pas su malgrè la faiblesse insigne de son opposition, gagner d'autres arrondissements et notamment celui de Tiberi qui est resté en place! Bref une victoire défensive quoi. Il n'y a pas eu progression. Or ce que l'on demande à un général c'est de gagner mais aussi conquérir, agrandir son territoire pour finir par conquérir le pouvoir suprême.
Bertrand Delanoë a fait la démonstration qu'il était prêt à sacrifier de grandes conquêtes par pur intérêt personnel. Car ne pas vouloir tendre la main au Modem, qui pèse environ 10% à Paris quand même, sous prétexte de tactique pré-congrès PS, lui a coûté cher.

Je le dis d'autant plus facilement que j'étais à une réunion de présentation des motions hier et que ce sont les arguments développés par cette motion A. Concernant l'alliance avec le Modem c'est assez savoureux de voir que BD est soutenu par Rocard qui avait appelé ségolène Royal à s'allier avec le Modem avant le premier tour de la présidentielle! Et de plus il est soutenu par des maires qui ont fait alliance avec le Modem dès le premier tout comme Destot à grenoble. Alors camarades où est la cohérence de notre futur chef? Qui dit que dans son entourage on ne lui demandera pas d'être plus souple pour finalement vous trahir en cours de route comme cela a été fait avec constance par le passé, de la part de nos grands leaders. Je ne dirais rien ici de Jospin qui a trahi la gauche plurielle, ni de Fabius qui a trahi le vote des militants, ni Aubry qui se vante d'avoir voter Bayrou, ni Emmanuelli qui verrouille telle une secte ses militants dans les landes, etc...Où est le chef?

Pour moi un chef c'est avoir une vérité de la parole, une dignité dans les épreuves et une constance dans la vision. Pour moi un echef responsable c'est de ne pas dire que l'on va fermer les portes par avance aux autres bonnes volontés politiques sous prétexte que l'on ne connait pas le scénario par avance. pour moi un chef c'est une personnalité qui trace une ligne droite avec constance dans ses convictions. Un chef c'est aussi être capable de rester digne dans les affrontements internes et ne pas céder à diaboliser ses camarades. Or hier, à Marseille, Delanoë pris dans son combat et ne parvenant pas à valoriser ses atouts s'en est pris violemment à la démocratie participative de ségolène Royal en la qualifiant de clientélisme! Après que Jospin est écrit un livre dénonçant son populisme on commence à voir poindre le nouveau PS qui semble ressembler furieusement à l'ancien! Il est vrai que cette motion rassemble la direction sortante...

Delanoë est en train de craquer dans le sprint final alors que c'est là que l'on demande à un leader d'être digne et fort pour avoir la lucidité de mener ses troupes à la victoire. Il montre finalement sa vraie nature et on s'en doutait quelque peu. dans une interview il disait qu'il allait être un leader chiant. Alors pour le PS d'avenir choisissons clairement un  autre leader qui sera dynamisant, qui saura rendre ce parti attractif et populaire, qui respectera ses militants en les faisant particper très clairement aux travail de construction du projet socialiste et qui ne trahira pas sa parole donnée parce qu'elle aura su promettre ce que elle savait pouvoir tenir. Un leader digne, volontariste, attractif et dynamisant c'est ségolène Royal pour le PS.

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