La différence entre les motions socialistes? Ségolène Royal!

Publié le par Asse42

A l'approche du congrès socialiste de Reims, les différentes motions socialistes vont chercher à se différencier, à conserver leur pré carré et même à attaquer les autres motions. Cela peut paraitre consternant mais pourtant cela n'a rien de scandaleux lorsque dans un parti démocratique on doit élire un nouveau leader porteur d'un projet d'avenir. Il est donc normal que plusieurs projets se confrontent.


Ce qui est moins normal c'est que l'on est attendu aussi longtemps pour réunir ce congrès. Normalement après une élection présidentielle il se réunit rapidement pour entériner son  nouveau leadership. En 2007 ça n'a pas été le cas. La direction sortante menée par Hollande a choisi de faire durer le plaisir comme on dit. Elle a donc choisie de faire travailler collectivement les militants comme jamais auparavant. Alors que pendant les 10 dernières années de son mandat, l'ensemble des socialistes est unanime pour dire que le PS n'a pas travaillé ni fourni d'idées, voilà qu'il se met enfin au travail! Il élabore même une nouvelle déclaration de principes sans toutefois consulter les militants qui seront appelés à voter OUI ou NON. Circulez y a rien à voir! On peut légitimement se poser la question du pourquoi de cette si longue attente et cela est très bien résumé et expliqué dans ce billet.

L'objectif étant donc de diluer l'attraction populaire de ségolène Royal pour tenter de l'évincer de la future direction du PS. On en a la preuve avec le soutien apporté par la direction sortante de Hollande à Delanoë. C'est clair et net.
Pourtant la popularité de ségolène Royal ne s'est pas effondrée chez les militants socialistes. Au contraire même! Malgrè les sondages soulignant avec constance son effondrement elle est toujours présente dans la volonté d'avenir du PS exprimée par les militants. Pourquoi?

Parce que d'abord les militants n'ont pas oublié que pour les campagnes législatives et municipales, elle a mis sa populairité au service de tous les candidats socialistes sans se soucier des appartenances de courants des uns et des autres. Comme ICI à Toulouse où elle est allée soutenir Pierre Cohen futur soutien de Delanoë.

Les militants n'ont pas oublié non plus l'enthousiasme populaire vécu pendant la campagne présidentielle. Un enthousiasme appuyée sur une campagne participative qui ne s'était jamais vue auparavant. Elle avait promis de le faire elle a tenu parole. Cette campagne a été moquée aussi bien à gauche qu'à droite et l'on se rappelle la violente diatribe de Jospin contre la démocratie participative. Personne n'a oublié la multitude de débats participatifs à travers tout le pays. Ces débats dans les cafés, qui continuent encore aujourd'hui, et dans des lieux les plus improbables où on se réunissait pour parler concrètement de politique et d'avenir. De ce formidable foisonnement intellectuel citoyen est sorti le pacte présidentiel. Un pacte équilibré entre les réponses à l'urgence sociale et la nécessaire dynamique économique appuyée sur le progrès social et l'excellence environnementale. Une trame idéologique socialiste qui est maintenant présente à travers toutes les motions. On se rappelle aussi l'offensive de ségolène Royal contre les injustices bancaires avant le premier tour. Une sortie que beaucoup avaient qualifié de populiste et qui pourtant trouve toute sa légitimité aujourd'hui.

Les socialistes ont aussi majoritairement approuvé que le socialisme idéologique sorte de son ornière et revendique avec force, enfin, son appartenance républicaine. Car le socialisme a été crée pour accomplir l'idéal républicain. Il doit donc être fier d'en revendiquer les symboles sans tabous. Et l'idéal des socialistes est de faire gagner la France, pas que les socialistes. Donc pour cela nous ne pouvons plus revendiquer une politique de lutte des classes ou d'affrontement. Notre idéal doit être de gouverner démocratiquement dans une société apaisée. Pour cela il faudra donc diffuser constitutionnellement la démocratie participative, pour permettre à l'ensemble du corps social de participer au processus de décision collective, et s'appuyer sur le principe du donnant-donnant dont on mesure aujourd'hui la nécessaire urgence! Et si on se revendique républicain on doit pêtre capable d'incarner une ouverture d'esprit nous enjoignant à dialoguer avec l'ensemble des forces progressistes de notre pays. Sans sectarisme et sans peur parce que nous avons conscience que les valeurs qui nous animent dépassent notre seul parti même si nous en sommes les dépositiaires.

Ségolène Royal a donc conservé toute son attractivité auprès des militants. Ils savent qu'elle a une lucidité radicale lui permettant de défendre avec vigueur les pêcheurs, commes les ouvriers de Gandrange ou de Ford. Elle est au contact des réalités quotidiennes vécues par le fait d'être une présidente de région. Elle est aux manettes pour faire travailler ensembles les bonnes volontés à la construction d'un intérêt général. C'est pour cela qu'elle est la seule à mettre la pression sur la baisse des prix à la pompe car elle sait que cela touche directement le pouvoir d'achat de millions de français et d'activités professionnelles.
Elle a montré aussi son courage à s'opposer au clan sarkozy qui dirige le pays. Ce clan qui s'augmente sans vergogne en ces temps de crise financière. Ce clan qui se protége derrière son bouclier fidcal en demandant aux français de se serrer la ceinture. Ce clan qui trouve avec rapidité des milliards d'euros pour venir en aide aux banques mais rien pour sauver notre modèle social, éducatif, de santé. Ce clan arrogant qui appelle au rassemblement mais qui lui-même n'accepte aucune mesure socialiste comme sur la réforme des institutions par exemple oùla réforme du Sénat n'a même pas été abordée. Bref un cla qui s'en met plein les poches au détriment du pays. Qui est le leader socialiste qui le dénoce avec force et qui n'accepte pas la résignation? Tout en sachant être un leader qui encourage lorsque cela va dans le bon sens.

Les militants socialistes vont donc avoir à choisir un projet mais aussi un leader appuyé sur une équipe. Le choix fondamental il est là pour eux en fait. On voit bien qu'on essaye de gommer les différences pourtant elles existent et surtout sur la conception d'avenir du PS.
La motion A de Delanoë, Hollande, Jospin, Rocard propose ni plus ni moins de continuer comme avant. ils en sont satisfaits puisqu'ils sont au pouvoir. Ils veulent surtout ne rien change, ne veulent pas voir de nouveaux militants et ne croient pas en la démocratie participative. Ils sont même contre une alliance future avec le Modem bien qu'il compte parmi leurs soutiens des élus qui en ont fait localement et, pire, ont Roacar qui avait appellé, avant le premier tour!, ségolène Royal à s'allier avec le Modem au mèpris de notre combat politique de gauche. Où est la cohérence pour ces gens-là?
La motion C est celle de Hamon, Emmanuelli, Dolez, Mélenchon. C'est une motion qui défend les valeurs socialistes de toujours mais qui ne prône pas le mouvement. Elle veut défendre les acquis comme la retraitre à 60 ans et ne prend pas en compte la situation nouvelle et la nécessaire adaptation à la réalité. Pour autant c'est une motion qui a des vraies valeurs et qui les porte fièrement. C'est respectable même si je pense qu'elle soit sortir du dogmatisme sectaire.
La motion D c'est celle d'Aubry, Fabius, DSK...Rien que de voir les noms qui la soutiennent on ne peut s'empêcher de penser que c'est une motion de stratégie politicienne. Elle est là pour permettre à DSK et Fabius, les ennemis d'hier, de continuer à exister dans le futur. C'est une motion qui veut donner des leçons de gauche à tout le monde tout en ne sachant pas qui de Fabius ou DSK aura le dernier mot... Bref une motion bancale et inintéressante pour l'avenir du PS.
Je ne parlerais pas des motions B et F parce que je les connais moins bien et qu'elles vont jouer un rôle mineur dans le congrès, pour autant j'aimerais qu'ensuite elles soient complétement intégrées à la future direction du parti car elles représentent des aiguillons d'idéal indispensables pour progresser.

Il reste donc la motion E. La motion de ségolène Royal clairement! n'en déplaise à certains de nos alliés qui voudraient insister sur la mise en retrait de ségolène Royal comme atout. Certes elle a choisi de respecter les temps du parti et donc que le vote des motions se fassent sur les idées mais on constate bien que ce qui intéresse en priorité les militants c'est l'avenir du parti. Et ils ont confiance en l'avenir de leur parti avec ségolène royal. ils savent qu'elle les respectera, qu'elle ouvrira le parti pour lui redonner une âme populaire, qu'elle défendra les valeurs socialistes avec force sans sectarisme, qu'elle seule est capable d'engager le débat avec l'ensemble des forces progressistes demain puisqu'elle n'a jamais fermé la porte et enfin qu'elle seule est capable de lui donner un désir d'avenir. Et cette perspective permet l'enthousiasme, l'envie d'adhérer, de participer et donc de faire progresser le socialisme pour le faire gagner ensuite pour le plus grand bien de notre pays.
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maria dora 22/10/2008 15:13

Bonjour et merci de ton com qui fait de toi le 10001 vsiteur ,je visite ton blog a bientot