L'idéal contre le dogme.

Publié le par Asse42

Avec le rassemblement de la Fraternité au Zénith nous avons atteint la quintessence de ce qui nous sépare les uns des autres. Non pas le fait que nous serions plus ou moins socialistes même s'il existe des nuances que j'ai exprimées mais entre les tenants de la poursuite d'un idéal et les tenants du dogme.

Je crois pouvoir dire, sans beaucoup me tromper, que la plupart des adhérents DA et les socialistes qui se sont ralliés à la vision politique de ségolène Royal, l'ont fait par idéal. Nous poursuivons un idéal de justice, de liberté, égalité, laïcité et de fraternité. Mais cet idéal ne faisait pas de nous des socialistes convaincus à la base. Les voir évoluer et voir évoluer le parti socialiste ne donner pas envie d'y adhérer ni même d'y croire. En les regardant nous n'avions pas l'impression que c'était ce socialisme là qui allait nous amener vers notre idéal.

Le déclic a donc été ségolène Royal, sa vision et sa conception de la politique. Le fait d'abord qu'elle ait, depuis toujours, une éthique personnelle comportementale forte envers ses camarades, montre que c'est une personnalité qui possède une valeur humaine importante. Et elle met cette valeur humaine en adéquation avec sa vision politique. On l'a bien vu avec le pacte présidentiel qui était un projet socialiste d'envergure capable de répondre aux urgences sociales tout en incitant à la création de richesses. Il était équilibré. Tellement même que le reproche de certains de nos camarades actuellement c'est qu'il n'était pas idéologiquement clair! Bien sûr c'était nouveau... Car elle a su remettre le socialisme en perspective avec les valeurs républicaines en n'ayant pas peur de revendiquer les symboles de la Nation. Elle a donc revisité le socialisme en le réactualisant dans la mondialisation d'aujourd'hui. Et en plus elle le fait avec nous! Nous les citoyens de base qui aimons la politique, notre pays mais qui en étions éloignés. Elle nous a donné le respect car non seulement elle nous a consulté mais elle nous a associé à la construction politique. Sans crainte et en revendiquant le fait qu'elle ne savait pas tout! Alors grâce à ségolène Royal nous avons repris espoir et confiance en la politique. Nous partageons les mêmes valeurs et nous avons soif d'aider à réaliser notre idéal. Socialiste, humaniste et républicain.

En face nous nous heurtons aux tenants du dogme. Quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent. Ces dogmatiques viennent nous dire, par exemple, qu'une grave crise financière débouche toujours sur des catastrophes humanitaires et qu'en conséquence nous n'avons pas le droit d'imaginer l'avenir positivement en ces temps obscurs. Pour eux c'est inconcevable. Ou alors ils viennent nous dire qu'on ne peut faire un rassemblement politique ET festif. C'est contraire aux usages... Ou bien qu'une femme est forcément moins compétente qu'un homme. Etc...

Mais les pires sont ceux issus de notre propre camp socialiste. Parce que ce sont eux qui plantent les couteaux dans le dos lorsque nous sommes au combat pour la gagne. Ceux-là incarnent le pire de tous les tenants des dogmes. Ils en sont la caricature même. Par leur machisme, leur mépris pour le peuple, pour les nouveaux adhérents, ... et pour les tenants de l'idéal. pour eux c'est inconcevable que dans un parti politique il existe des militants qui ont encore un idéal, surtout si c'est celui de la Fraternité.  Ils ne peuvent venir que d'une secte d'allumés idolâtres.

Alors ils choisissent de nous combattre sur le dogme socialiste écrit dans le marbre du passé: le rassemblement ne doit se faire qu'à gauche. Ça c'est un dogme Mitterrandien du siècle dernier qui marche toujours et qui plait à certains militants en les rassurant. Bien sûr une fois au pouvoir ils font exactement le contraire et ils s'empressent de se défaire de la gauche plurielle car incompatible avec leur vision libérale de l'économie. Même atténuée de social.

Ces dogmatiques nous combattent frontalement parce qu'ils savent qu'ils ne peuvent lutter contre la force d'un idéal. Et si on prend pied dans le parti alors on risque d'en contaminer d'autres, mettant ainsi en péril leur fragile pouvoir de contrôle des masses. Les dogmatiques veulent tout verrouiller. Leur fédération comme le parti! Il leur faudra décourager les militants pour garder le contrôle. Nous sommes donc dangereux pour eux et c'est pour cela qu'ils nous combattront frontalement et finiront par s'unir contre nous.

C'est donc aussi un combat philosophique qui se joue lors de ce congrès. Jamais les oppositions ont été aussi clairement définies. L'avenir du socialisme se joue aussi à Reims. Est-ce que c'est le socialisme dogmatique, fermé et sectaire qui l'emportera? Ou le socialisme idéaliste, ouvert et tolérant? Choisi ton camp camarade...

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