Vous avez tous entendu parler de Madoff. L'ignoble individu qui aurait dépouillé d'autres financiers de plus de 50 Milliards de Dollars. Ce crime crapuleux innommable a été condamné à 150 ans de
prison! Oui car c'est inadmissible de voler des financiers. C'est au niveau d'un crime contre l'humanité!
Par contre vous n'avez sûrement pas entendu parler des 9 000 Milliards de Dollars égarés par la FED, la banque fédérale US, qui après avoir été renflouée par les contribuables américains, a vu
opportunément ces trillions de Dollars disparaître de son bilan sans que personne ne puisse prouver quoi que ce soit. Pourquoi?
Parce que la FED est indépendante des pouvoirs politiques aux USA, comme pour la BCE en Europe, et donc le
pouvoir politique, donc celui des citoyens, est quasiment impuissant à dénouer la vérité. L'état ne contrôle pas son argent! Pour financer ses programmes de développement sociaux et autres, il
emprunte à la FED, avec intérêts bien sûr, payés ensuite par les taxes et impôts sur les citoyens. Pas les riches bien sûr qui auront défiscalisé en masse dans les paradis fiscaux dont le G20 s'est
empressé de remettre le couvercle après avoir du grand guignol médiatique. Et oui messieurs dames c'est vous qui financez la finance mondiale et celle-ci vous regarde en vous faisant un gros bras
d'honneur et avec un grand sourire sur des dents bien blanches en prime:
Par Asse42
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Collectif! Collectif! Le parti socialiste n'a que ce mot à la bouche. Son obsession est surtout de ne pas permettre à une individualité d'émerger du maelström socialiste. Dans une république
présidentielle c'est un suicide...collectif. Parce qu'il est indispensable d'avoir un leader pour tirer le mouvement politique socialiste en avant. Or le fait de vouloir niveler les individus,
empêche la force de la différence de chacun de s'exprimer. La logique de Solferino est de noyer les individus dans la masse pour permettre à tout le monde d'être candidat à la présidentielle. C'est
une faute grave qui contribue à notre inaudibilité dans l'opinion.
Le parti socialiste coule depuis 2002 car il n'a pas de leader. Pas parce qu'il n'a pas de projet ou d'idées. Le PS s'efface parce qu'il n'est pas identifié à un grand leader. Pourtant les exemples
pullulent pour montrer que c'est un leader qui devient président et pas un parti. Mitterrand, Chirac ou Sarkozy se sont imposés en tant qu'individualité. Ils ont pris la tête du parti deux ans
avant pour l'organiser à leur façon et en faire une machine de guerre pour gagner. C'est comme cela que ça marche et pas autrement.
Le problème du PS c'est qu'il empêche des leaders d'émerger. Solferino ettouffant les individus s'expose à des débordements lorsque son autorité est remise en cause comme c'est le cas actuellement
et depuis 2002. Comme personne ne s'impose tout le monde souhaite que personne ne bouge alors que l'on sait très bien que c'est dans le mouvement d'opinion, d'idées, que la pensée politique
s'enrichit.
Cela a aussi pour conséquence de donner des idées à des leaders de second plan de s'exposer médiatiquement pour tenter leur chance individuellement. En ce sens Valls a au moins le courage de
secouer le cocotier socialiste et d'impulser un mouvement, une direction. Et s'il trouve l'opinion alors peut-être que ce sera la voie à suivre pour le PS. Qui peut le dire avec certitude?
En attendant ce collectif fait du surplace et ne permet pas au PS de se rénover puisque les impulsions données par la première secrétaire ne sont pas actées du sceau de la légitimité du leadership.
Chacun fait ce qu'il veut dans son coin car personne ne veut se faire enfermer dans un collectif mortifère et pense qu'il peut jouer un rôle national.
Ségolène Royal a conquis sa stature de grand leader car elle a su aller contre le collectif, ou du moins se construire individuellement, s'affirmer, malgré le collectif. Quoi qu'on en pense c'est
salutaire et c'est comme cela que les grandes figures politiques émergent. Son problème aura été de ne pas pouvoir prendre dans le même temps la tête du parti socialiste. C'est ce qui lui a manqué
pour gagner. Car elle a du faire une campagne avec un parti qui ne la soutenait pas, qui ne la comprenait pas. Et cela est rédhibitoire. Pour gagner dans la V ème république il faut un grand leader
accompagné par la puissance d'un grand parti. C'est la condition sine qua non pour espérer.
Le congrès de Reims aurait du permettre à Ségolène Royal de prendre la tête du parti et de mettre ainsi le PS en phase avec sa rénovation. Le collectif aurait fini par suivre car la légitimité
allait dans ce sens. Mais en la niant le PS s'est tiré une balle dans le pied et a perdu encore deux ans, au moins, pendant lesquels l'opinion publique ne saura toujours pas quel socialisme
émergera du magma. Ce qui contribuera à son inaudibilité et accentuera la confusion dans les esprits.
Par Asse42
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A quoi joue le PS? Il vient de perdre une élection de portée nationale et clame qu'il est temps maintenant de faire la rénovation, de parler des idées, de construire un projet...Cela depuis 2002.
Or rien ne se passe concrètement. Pire, l'activité que l'on observe est celle d'ego cherchant à exister chacun dans son coin. La multiplication des "clubs", représentation de courant individuel,
tend à montrer que le PS est en voie de SFIOisation forcée. Plus rien ne semble se faire a Solferino qui ne contrôle plus rien. Le congrès de Reims a fini de saper sa légitimité puisqu'il a refusé
le modèle démocratique. En refusant de respecter le vote militant il a acté qu'il ne voulait pas laisser leur la parole. Alors ceux-ci désertent le parti et s'en vont taper à la porte d'à côté,
chez les verts ou au front de Gauche, ou décident de prendre du recul avec le militantisme. Le parti socialiste désenchante ses militants et c'est grave.
Comment en est-on arrivé là? Le péché originel est d'avoir laisser le leadership vide après le départ de Jospin en 2002. Tout part de là. En nommant une personnalité sans charisme, Hollande, a sa
tête il a laissé la porte ouverte à la bataille des ego. Il a cru un moment pouvoir résoudre sa crise en organisant des primaires démocratiques mais le résultat n'a pas été entériné par l'appareil
qui a ensuite savonner consciencieusement la planche de la candidate choisie par les militants. Enfin au moment du congrès de Reims on a assisté au spectacle pitoyable d'une coalition de tous
contre Ségolène Royal qui avait la légitimité des militants. Il a fallu employer les grands moyens pour l'empêcher de prendre la tête du parti. Pour résumer l'appareil du parti a empêché les
militants socialistes de prendre le pouvoir. Et c'est le combat principal au sein du PS, qui le mine et le détruit à petit feu.
On le voit encore après la déroute aux européennes où l'appareil du parti reprend mot pour mot les mêmes antiennes qu'en 2002 et organise le temps du parti avec les mêmes méthodes. Rien n'a changé
depuis 2002 et tout le monde a bien compris que cela profite aux différents leaders socialistes qui prônent le statu-quo pour pouvoir émerger dans la dernière ligne droite avant la
désignation du candidat pour l'élection présidentielle. Car c'est là l'objectif principal de l'ensemble des personnalités socialistes. Et c'est respectable! Je le dis tout net il est normal qu'un
parti de gouvernement soit fixé sur cette échéance, mais malheureusement il le nie! Et fait en sorte qu'il n'y ait pas de préparation à cette élection qui exige la mise en avant d'une personnalité,
d'un leader. Dans tous les partis démocratiques du monde il y a un leader qui tire la machine, fixe le cap et incarne la voix officielle du parti dans l'opinion. Partout sauf au PS.
Les militants ont bien compris que ce qui mine le parti c'est cette absence de leadership et de plus ils ont constaté que l'appareil du parti était capable de nier leur vote pour imposer leur
propre vue. Cela ne peut plus durer comme cela car l'on va à l'effondrement du parti.
La situation floue sur le leadership permet à toutes les individualités de jouer leur partition sans se soucier de l'impact sur le collectif puisque ce lui-ci n'existe plus. Il existe seulement des
différentes stratégies personnelles de conquête du pouvoir mais aucunement une volonté de travailler en commun.
La multiplication des "clubs de réflexion" l'illustre à merveille.
Tant que la situation interne au PS sera celle-ci il n'y aura pas de redressement du parti. Il est temps que celui-ci se conforme aux institutions de la Vème pour exister à nouveau dans l'opinion.
La seule solution est de redonner la parole aux militants pour qu'ils désignent clairement leur leader pour 2012. Rapidement et sans contestation. Une fois fait le parti pourra se mettre au
travail. Pas en faisant l'inverse. On ne pourra pas construire un projet collectif sans accepter qu'il soit mené par un leader. C'est un non-sens démocratique et il faut en sortir si le PS veut
survivre.
En attendant le spectacle de ses divisions fait le régal de la sarkozie médiatique:
Par Asse42
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Il semble probable que nous assisterons en 2011 à la revanche de 2006 entre les trois leaders d'alors qu'étaient DSK, Fabius et Royal. Même si je pense que Fabius est out et qu'il est peut être en
train de le comprendre. Dans ce cas il ne resterait plus en lice que les deux poids lourds que sont DSK et Royal.
Et les autres me direz-vous? Les Valls, les Hollande, les Peillon, les Moscovici et autres? Et bien je pense qu'ils sont là pour amuser la galerie médiatique mais qu'ils n'ont aucune chance de
figurer dans ce combat poids lourd. S'il a lieu bien sûr car c'est là toute l'interrogation sur l'avenir. DSK a le souvenir cuisant de s'être fait laminer en 2006 par Ségolène Royal et ne
supportera plus de perdre une deuxième fois face à elle ce qui aurait pour conséquence de le laisser démuni puisqu'il aura dû abandonner sa place stratégique de directeur du FMI. C'est ainsi qu'il
a dit clairement qu'il ne souhaitait pas participer à des primaires et ne sera le candidat que s'il est désigné par le bureau national du PS. Rien que ça! Il n'est ici plus question de primaires
ouvertes sur les sympathisants, ni de consultation démocratique citoyenne. On peut comprendre qu'il n'a pas envie de laisser la proie pour l'ombre.
Pourtant DSK est populaire si on en croit les sondages qui le matraquent systématiquement. Comme un Delanoë en son temps, il surfe sur la crête des sondages à gauche tellement il est aimé aussi...
par la droite. Ainsi il apparaît comme incontournable pour 2012. Ses soutiens l'ont bien compris qui s'empressent de verrouiller l'appareil socialiste avec Cambadélis, et qui, à l'instar d'
Huchon ou
Moscovici, seront prêts à se rallier à sa candidature en
temps voulu. Martine Aubry elle-même joue la carte DSK pour 2012. Elle l'a négocié dès sa nomination au poste de première secrétaire et c'est pourquoi elle ne se précipitera pas pour valider les
primaires.
La seule capable de s'opposer à ce scénario est Ségolène Royal. Elle a pour elle la stature d'ex-candidate, elle a pour elle le calendrier qui va faire la part belle aux régionales même si bien sûr
elle sera particulièrement maltraitée médiatiquement, elle a pour elle sa reconnaissance à l'internationale et elle a pour elle son travail de fond. Mais Ségolène Royal personne n'en veut
dans les ors de la république. A droite comme à gauche. Trop dangereuse car vraiment capable de remettre en cause les pratiques monarchistes de la Vème et de redonner un souffle démocratique au
pays. C'est pourquoi on est quand même surpris de voir
Martine Aubry et Claude Guéant, secrétaire de l'Elysée, allait discuter ensemble de l'avenir.
Il ne sera donc pas surprenant de voir l'offensive médiatique en faveur d'un retour de DSK pour 2012. Je le dis sans fard ni faux-semblant. Avec l'objectif ultime de voir DSK, perdant face à
Sarkozy, nommé premier ministre dans un scénario d'union nationale validant la fin de la gauche en France comme en Italie et installant durablement au pouvoir la droite populiste et élitiste avec
la gauche libérale et atlantiste. L'horreur absolue pour notre pays qui abandonnerait ainsi son histoire pour la remettre entre les mains des puissances anglo-saxonnes. Seule Ségolène Royal a la
capacité de s'opposer à ce scénario catastrophique pour notre pays et le tirer des affres de cette histoire contemporaine pour lui redonner sa dimension universelle qui fait sa grandeur dans le
monde.
Par Asse42
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Manuel Valls, cela n'a échappé à personne, est à l'offensive pour être le candidat de 2012 pour le parti socialiste. Il a choisi de jouer sa carte personnelle et de forcer son destin prenant ainsi
exemple sur deux personnalités marquantes qui ont réussi la même chose: Barack Obama et Ségolène Royal. Comme eux il entend percer dans la dernière ligne droite pour s'imposer comme le candidat
naturel pour la gauche.
Il a donc lancé hier soir son "courant"
Gauche optimiste, parce
qu'il veut incarner l'espoir pour la gauche et redonner au peuple de France sa fierté optimiste. Ce en quoi il ne fait que reprendre les discours et la stratégie de Ségolène Royal en 2007 qui pour
s'opposer au sarkozysme qui voulait "dresser les français les uns contre les autres", proposait une société " apaisée mettant en valeur tous les talents d'où qu'ils viennent".
En créant sa structure personnelle il souhaite ainsi faire adhérer autour de sa personne des talents divers de la société civile, et du PS, pour devenir incontournable ensuite. C'est la même
démarche que pour Désirs d'avenir avec Ségolène Royal.
Mais contrairement à Ségolène Royal il ne cherche pas à attendre son heure, à saisir le bon moment. Il a décidé de bousculer l'appareil, de jouer franc jeu dans une sorte de quitte ou double pour
lui. Car il connaît l'échéance électorale à venir, il sait qu'avec les élections régionales ce sera encore Ségolène Royal qui sera sous les feux des projecteurs. Et si elle gagne alors... Il n'a
donc pas le temps de tergiverser si
il veut
être en situation pour 2012. Il joue sa chance à fond et c'est respectable même si les sarkozystes sont plutôt ravis de constater tout ce qui va dans le sens de la division et donc de
l'implosion du PS.
Je n'oublie pas que Manuel Valls malgré toutes les bonnes intentions que je puis lui reconnaître est membre du groupe Bilderberg comme tous les puissants de ce monde. Alors quelle gauche entend-il
représenter? La gauche libérale DSKiste? Quel jeu joue-t-il réellement au sein du parti socialiste? En tout cas sa stratégie offensive de cet été finira d'être perçue par les uns comme de
l'opportunisme et par les autres par du panache. Ce n'est pas le signe d'un futur rassemblement socialiste autour de lui. Mais on ne sait jamais de quoi demain sera fait et peut-être lui-même
ne sait pas sur quel chemin il s'entraîne car, contrairement à Ségolène Royal, il n'y a pas de véritable attente populaire envers sa personne.
Par Asse42
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Publié dans : Ségolène Royal
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